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Date de dernière mise à jour : le 22 novembre 2016 à 1 h 15 min

Le seul, l’unique, l’inimitable… Le Machu Picchu !!

Aujourd’hui est un grand jour pour nous, puisqu’on prend la direction du Machu Picchu, qu’on attend comme un des grands moments du voyage ! Mais le Machu Picchu, ça se mérite, et depuis Ollantaytambo, dans la vallée sacrée, il y a un peu de route (quelques heures de bus) puis de marche pour le rejoindre.

La longue route vers le Machu Picchu

La route est spectaculaire (très sinueuse aussi, et notre chauffeur est un fou-furieux pressé, tout le minibus est malade !) on passe de hauts cols à plus de 4500 mètres, entourés par des pics enneigés d’où descendent des glaciers, avant de redescendre vers la vallée.


La dernière heure, on quitte la route pour emprunter une piste de terre, et d’un coup le paysage change radicalement. Il fait beaucoup plus chaud, et la végétation se fait bien plus foisonnante, tropicale : il faut dire qu’on est redescendu à environ 2000 mètres d’altitude et ces 2500 mètres de moins changent un peu la donne climatique ! On est désormais aux portes de la Selva (la forêt amazonienne), des bananiers et autres arbres fruitiers bordent la piste, qui file le long de la montagne, au bord du précipice. En bas, au fond de la vallée encaissée, s’écoule le rio Urumbamba, qui mène jusqu’au Machu Picchu.

Arrivés au bout de la route (le Machu Picchu et le village qui a été construit en dessous pour le tourisme sont totalement enclavés, aucune route n’y mène, on ne peut s’y rendre qu’à pied ou en train), il nous reste une dizaine de kilomètres de marche. Aucun risque de se perdre, il suffit de suivre la voie ferrée, et la balade est très agréable ; on est dans la forêt, au fond de la vallée, et on suit un long méandre du rio Urubamba, qui serpente entre les montagnes et contourne celle en haut de laquelle est perché le Machu Picchu. Ce n’est que sur la fin qu’on parvient à apercevoir les ruines, tout là haut sur les crêtes. D’en bas, on se tord le cou pour les observer, et on réalise que les Incas sont vraiment allés construire leur cité dans un coin quasi inaccessible.

On arrive enfin à Aguas Calientes, la station touristique au pied du Machu Picchu. Au programme : soirée tranquille et au lit de bonne heure… Demain, grosse journée, on grimpe découvrir le Machu Picchu !!!!

Visite du Machu Picchu : faux départ !

Pour visiter le Machu Picchu, beaucoup de gens se lèvent très très tôt pour assister au lever de soleil sur le site. Mais on a entendu dire qu’il n’est pas si spectaculaire (le soleil n’émerge qu’assez tard au dessus des montagnes) et que le matin le site est bondé. On décide donc de visiter à contre temps et de n’y arriver qu’en fin de matinée. La journée commence par une bonne grimpette : pour rejoindre l’entrée du site, depuis Aguas Calientes il faut compter une bonne heure et demie de marche, avec un dénivelé de 400 mètres dans la forêt. Il y a aussi les bus, mais bon, on est courageux ou on ne l’est pas ;-).

Courageux, ou en l’occurrence un peu inconscients… Célia n’est pas encore totalement remise après avoir été malade quelques jours avant, et arrivés en haut, elle est épuisée… Et d’un coup d’un seul, à quelques mètres seulement de l’entrée, boum patatra, Célia par terre ; ce grand moment, qui restera dans l’Histoire comme « le malaise de l’Inca », nous vaudra de commencer la visite par l’infirmerie du Machu Picchu… Oui, on voulait TOUT visiter !

On voulait garder un petit souvenir !

La visite semble compromise pour aujourd’hui, et du coup on est bien contents que le Ministère de la culture péruvien triche sur les quotas de visite de l’Unesco et nous ait refilé un billet daté de 5 jours plus tard, car ça nous donne la possibilité de décaler notre entrée au lendemain… Mais finalement, alors que tout semblait perdu, c’est la résurrection de Célia, le miracle du Machu, et on peut visiter sans plus attendre ! Plus de peur que de mal !

Visite du Machu Picchu : c’est parti !

Un peu d’histoire : le Machu Picchu, c’était la résidence des empereurs, à distance de Cusco, la capitale. On y trouve donc un (petit) palais royal, mais aussi des temples, un observatoire astronomique (les Incas étaient assez avancés dans ce domaine), un quartier des servants et travailleurs (des agriculteurs, mais aussi beaucoup d’artisans du métal, il y avait ici une production importante), et des cultures en terrasses pour nourrir tout ce monde. On estime que la ville, du moins telle qu’on la connaît aujourd’hui, a été fondée au début du XVe Siècle, sous le règne de l’Inca (« l’Inca » c’est l’Empereur) Pachacutec, et est rapidement devenu un centre politique et administratif important, à mi-chemin entre les Andes et l’Amazonie (que les Incas n’ont jamais conquise).

Si le site est vraiment impressionnant, c’est autant pour sa situation géographique que pour ses ruines. Perché sur une crête entre deux pains de sucre (le Wayna Picchu et la Montana), il est cerné par des falaises abruptes (trois côtés sont considérés comme infranchissables), avec tout autour les montagnes couvertes de végétation tropicale et plusieurs vallées, et il domine de très haut le rio Urubamba qui coule tout en bas.

Pour découvrir le site, on opte pour une visite guidée, avec un guide qu’on choisit à l’entrée du site (ou ne serait-ce pas plutôt lui qui nous a choisis… ?). On se groupe avec deux brésiliens et c’est parti pour deux heures de visite super instructives qui nous permettent de comprendre un peu mieux le site (la visite du musée du Machu Picchu à Cusco a aidé aussi).

Parmi les bâtiments majeurs, le Templo del Sol et le palais royal occupent une place importante. On admire les techniques de construction des Incas, qui parvenaient à tailler d’énormes blocs de pierre au millimètre près afin de dresser des murs parfaitement lisses, sans aucun ciment ni mortier pour faire tenir le tout… Et en plus, ça résiste aux tremblements de terre, qui peuvent être plutôt vigoureux ici, grâce aux techniques antisismiques qui étaient déjà mises au point !

Au fil de la balade, on peut croiser quelques lamas placés là par l’office du tourisme pour compléter le tableau !

Après ces deux heures avec notre guide, on poursuit la visite tous les deux. Au programme : le point de vue depuis la « maison du gardien ». On y trouve une vue d’ensemble sur le site, c’est la vue la plus connue du Machu Picchu, celle qu’on attendait avec impatience !

On poursuit ensuite par une petite marche vers la Puerta del sol, qui permet elle aussi d’avoir une vue d’ensemble sur le site, de plus loin.

17 h, le site ferme… L’heure est venue de faire nos adieux au Machu Picchu… qui aura tenu toutes ses promesses !!

Infos pratiques : comment se rendre au Machu Picchu ? Quand et où acheter ses billets ?

Pour rejoindre le Machu Picchu depuis Cusco, deux solutions.

La première est la plus simple mais aussi la plus coûteuse : prendre le train à Cusco (ou à Ollantaytambo) permet de rallier le Machu en 3h, 3h30, pour un coût qui varie selon la période et l’horaire, mais qui ne peut pas être inférieur à 80 USD l’aller – retour.

La deuxième solution est beaucoup plus économique, mais aussi un peu plus compliquée. Pour comprendre l’itinéraire on vous propose une petite carte :

Il faut prendre le bus de Cusco jusqu’au lieu-dit Hydroélectrica, via les villages de Ollantaytambo, Santa Maria et Santa Teresa. Ce trajet  peut se faire soit d’une traite (environ 6 heures de route), soit par tronçons (en gros Santa Maria est à 1h15 / 1h30 de Santa Teresa, qui est à 20-30 minutes d’Hydroélectrica). Une fois à Hydro, il faut faire les 11 derniers kilomètres à pied, ou en train (mais le billet pour ces quelques kilomètres est à 25 USD l’aller simple… Ca peut être un dépannage, mais si on est prêt à le payer à l’aller et au retour, soit 50 USD, autant prendre le train depuis Cusco !).

En ce qui nous concerne, à l’aller on a pris un premier bus Cusco – Ollantaytambo (8 soles, 1h30) puis un second Ollantaytambo – Hydro (35 soles, 4h de route avec un chauffeur très -trop- rapide, qui a rendu le trajet, sur ces routes ultra sinueuses, très pénible). Au retour, après les 2h30 de marche, on a pu partir d’Hydroélectrica à midi, avec un premier bus jusqu’à Santa Teresa, qui nous a « refilé » à un taxi collectif qui nous a emmené à Santa Maria, et là, nouveau bus direct Cusco. Au total, 35 soles mais un peu plus de 8h de trajet en comptant les temps d’attente aux changements de transport. Avec la marche, ça représente une journée de 11h de trajet entre le départ d’Aguas Calientes et l’arrivée à Cusco. Bref, une journée bien remplie !

La solution bus / marche est donc beaucoup plus économique que le train, mais aussi beaucoup plus longue et éprouvante, et on ne la conseille qu’à ceux qui ont le temps et la forme !

Quant au trajet Aguas Calientes – Machu Picchu, il peut se faire soit à pied (1h30 de montée bien raide), soit en bus (20 minutes, 12 USD).

S’agissant de l’achat des billets pour le site, on entend souvent dire qu’il faut les acheter des mois en avance. C’est surement vrai à certaines périodes (et indispensable si on veut visiter le Wayna Picchu), mais en ce qui nous concerne, mi-octobre, on a acheté nos entrées à Aguas Calientes la veille de la visite. On trouve des points de ventes officiels à Cusco et Aguas Calientes, on peut aussi acheter son billet sur internet sur le site du ministère de la culture (http://www.machupicchu.gob.pe/). Par contre, éviter le site http://billetmachupicchu.com/, c’est une agence qui facture beaucoup plus cher.

Toujours sur les billets, il ne faut pas s’inquiéter si la date indiquée dessus est postérieure à la date demandée… Comme on le disait plus haut, le Pérou triche sur les quotas de l’Unesco (en dépassant les 2500 entrées par jour pour faire une moyenne sur l’année). Du coup, la date sur le billet est théorique, et on peut entrer n’importe quel jour jusqu’à cette date (mais attention, pas après !).

7 reflexions sur “Le seul, l’unique, l’inimitable… Le Machu Picchu !!

  1. CrèchCop

    Quelle apothéose sud américaine, superbe cette vrai visite complète, avec les quelques explications qui rendent tellement addictif votre site.
    Ce lieu magique tient vraiment ses promesses de beautés et de miracles pour toi Célia :).
    Cette perfection architectural vous a t’elle donnée son secret ? (dieux, aliens, folie de l’homme … )

    Merci !

  2. Noelle et Eric

    Quelle magnifique balade !!!
    On vous envie de faire des randonnées dans des lieux aussi majestueux.
    Continuez à bien profiter on pense bien à vous.
    Bisous de nous deux
    NB: pour les coups de pompe mâchez des feuilles de coca c est excellent

  3. Kat

    Vs avez dc marché 10 km sur une voie ferrée! Il n’est pas étonnant que Madame ait eu un petit coup de pompe… L’infirmerie est contemporaine ou d’époque?

  4. Claire

    Mâââgnifique!! Le suspense aura continué jusqu’au bout! Et avec une happy end confirmée par les sourires des photos (non, je ne parle pas des lamas ;o))

    Bonne continuation, les cousins!

  5. AG

    Le compte rendu qu ‘on attendait avec impatience et qui ne m’a pas déçu, c’est magnifique. Mais Célia qu’est ce qu’il t’on donné pour être sur pied aussi vite. j’aime bien la photo de Célia qui parle à l’oreille du lama.

    A bientôt Bises

  6. sandra

    hé hop au réveil une téléportation au Pérou sur un site magnifique.
    C’est un site merveilleux, j’en garde un excellent souvenir.

    bonne continuation 🙂

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