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Date de dernière mise à jour : le 6 mai 2018 à 15 h 28 min

Passage de la frontière Pérou – Equateur au niveau d’Aguas verdes – Huaquillas

C’est après avoir passé quelques jours à la plage à Mancora qu’on prend le chemin de l’Equateur. On a pu constater qu’au niveau de la côte, le passage de la frontière Pérou – Equateur se fait très facilement, y compris par ses propres moyens. L’option la plus simple est évidemment de prendre un billet auprès d’une compagnie de bus qui assure une liaison internationale (de Piura ou Tumbes au Pérou, on peut se rendre directement à Guayaquil, Loja ou encore Cuenca en Equateur), car le bus, après avoir franchi la frontière quelques kilomètres au sud d’Aguas Verdes (par la PE-1NO, ouverte aux véhicules) marquera alors l’arrêt au poste de douane, qui se trouve côté équatorien et regroupe les services des deux pays.

Ci-dessous une petit carte avec chaque point indiqué (le poste, la frontière à passer à pied et celle pour les véhicules). Vous pouvez zoomer-dézoomer et cliquer sur chaque pin.

Passer la frontière d’Aguas Verdes – Huaquillas à pieds

Le passage par ses propres moyens n’est pas tellement plus compliqué. Du Pérou, il faut commencer par se rendre à Aguas Verdes (accessible en collectivo). Il faut ensuite marcher quelques minutes puis traverser le pont (où seuls circulent les piétons et quelques deux-roues) qui enjambe le rio marquant la frontière. Sans plus de formalités, on se retrouve en Equateur. Le passage est libre, il n’y a aucun contrôle, la zone constituant une zone franche. Il y a beaucoup de monde et d’activité sur le pont et dans les quartiers de part et d’autre, toute la zone est une sorte de grand marché à ciel ouvert très animé. Dans cette foule, notre passage se fait sans encombre, personne ne prêtant vraiment attention à nous. Au passage, on peut changer ses soles contre des dollars (le dollar US est la monnaie officielle de l’Equateur depuis 2000 !) auprès de changeurs installés dans la rue sur de petites tables.

Il faut ensuite se rendre au bureau de l’immigration, qui a été récemment déménagé. Il ne se trouve plus à proximité du pont, mais à la sortie de la ville de Huaquillas, à 5-6 kilomètres. Il n’y  a pas de transports en commun pour s’y rendre, il faut donc prendre un taxi (une station de taxis officiels, jaunes, se trouve à quelques rues du pont), pour 3 dollars, et le trajet dure environ 10 minutes. Une fois les formalités accomplies, il faut faire le chemin inverse (à nouveau en taxi) pour rejoindre le centre ville où se trouvent les stations de bus pour poursuivre sa route.

En ce qui concerne la douane elle-même, le passage est ultra-rapide, une ou deux questions et hop le passeport est tamponné. Il n’y a aucune exigence particulière, aucun justificatif d’un billet de sortie du territoire n’est demandé.

Passage de frontière et tentative d’arnaque : l’habituel combo !

Pour nous, le passage s’est fait sans problème, si ce n’est qu’on a dû déjouer une tentative d’arnaque côté péruvien. On avait acheté un billet à Mancora pour faire Mancora – Aguas Verde. Mais arrivés à Tumbes, comme il n’y avait plus que nous dans le minibus, on nous a dit qu’il fallait changer de véhicule pour permettre au minibus de repartir plus vite sur Mancora, et on nous a laissés avec deux autres mecs qui nous ont fait embarquer en voiture, jusque là pas de soucis.

Toutefois, dès le début du trajet, les mecs nous expliquent que deux problèmes se posent à nous : 1/ le bureau de la douane ayant déménagé (ce qui est vrai), il va être très compliqué et couteux pour nous, une fois en Equateur, de le rejoindre (ce qui, comme on l’a écrit plus haut, est faux, mais ça on ne pouvait pas trop le savoir sur le moment), et 2/ on va probablement se faire agresser et dépouiller sur le pont qui marque la frontière, sans doute par des Colombiens ou des Vénézuéliens (évidemment. Comme quoi le racisme sévit partout).

Mais rassurons nous, nos deux amis se proposent de régler tous nos problèmes en nous faisant passer la frontière par la route ouverte aux véhicules et de nous déposer au bureau de l’immigration, ce qui représente quelques kilomètres de route en plus. On est plus que sceptiques, mais sur le coup difficile de savoir si les mecs sont en train de nous donner des bons conseils ou de nous raconter des grosses conneries. Ils insistent, et finissent par présenter le devis du « petit service » : il nous en coûterait la modique somme de… 30.

– 30 quoi, soles ?

– Ben non, 30 dollars !

Là on n’a plus de doute, ils se foutent de nous ! On refuse donc et on confirme qu’on veut aller comme prévu à Aguas Verdes. Ca ne leur plaît pas du tout et ils insistent encore, mais finissent par céder.

– Bon, pour aller à Aguas Verdes, ça sera 10 dollars.

– Euh, c’est-à-dire, pour finir le trajet qu’on a déjà payé ?!

Le ton commence à monter, et on finit par exiger de s’arrêter et de descendre tout de suite, bien qu’on soit encore à quelques kilomètres de notre destination, tout en menaçant d’appeler les flics. Les deux mecs sont toujours assez énervés mais finalement nous laissent partir sans trop d’encombre. Du coup on est au milieu de nulle part mais on arrive à choper un bus public pour 1 sol et nous voilà à la frontière !

A priori ce type de tentative d’arnaque est assez fréquent, mieux vaut être prévenu et garder son sang-froid !

5 reflexions sur “Passage de la frontière Pérou – Equateur au niveau d’Aguas verdes – Huaquillas

  1. Nicolas

    Heeuuu comment dire : personnellement je ne monte même pas dans la voiture avec les deux mecs. Vous avez pris un très gros risque là, ça aurait pu beaucoup plus mal finir !

    1. Kikis Auteur de l'article

      En fait on n’a pas tellement pris de risques, les mecs étaient des arnaqueurs mais pas plus.

      Effectivement après coup on peut se dire que le mieux aurait été de ne pas embarquer, mais ça c’est difficile à savoir sur le moment ! ça va vite, et quand tu es devant le bureau officiel de la compagnie et que c’est le chauffeur du bus qui te dit que tu continues avec cette voiture, a priori pas facile de voir le problème !

      On a beau être méfiant il y a toujours des fois où on ne prend pas les bonnes décisions !

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