Mexique

Mexique – La Ciudad de Mexico

Démesurée, gigantesque, hyperactive… avec ses 9 millions d’habitants la ville de Mexico est une mégapole impressionnante ! Il faudrait beaucoup de temps pour la découvrir de fond en comble, mais les deux séjours qu’on y a passé nous a quand même permis de nous familiariser avec la ville et d’en avoir un bon aperçu. 

Notre premier séjour c’était en 2023 et on l’a découpé en deux temps : d’abord une dizaine de jours dans le quartier de Coyoacan, un peu excentré mais qui a son identité propre et où il fait bon vivre, puis un mois dans celui d’Escandon, juste à côté de la Condesa, où il n’y a rien de spécial à visiter au niveau monuments mais qui est agréable au quotidien et qui est un bon camp de base pour rayonner dans le reste de la ville. 

Notre deuxième séjour s’était en décembre 2025 – janvier 2026 et après avoir passé quelques jours dans le quartier de la Condesa avec un groupe d’amis, c’est de nouveau à Coyoacan qu’on a choisi de se poser pour un petit mois. 

Au fil de ces deux séjours on a pas mal sillonné la ville, et on vous raconte un peu nos découvertes dans ce post. 

Le quartier de Coyoacan

On a donc commencé notre découverte de Mexico avec ce un quartier un peu particulier de Coyoacan, dans le sud de la ville. A l’origine Coyoacan était un village séparé de Mexico, avant d’être rattrapé par la ville qui s’agrandissait. L’ambiance s’en ressent encore aujourd’hui, on n’a pas l’impression d’être dans une mégalopole, le quartier a conservé une atmosphère paisible : très vert, avec des constructions basses (pas de tour ni de grands immeubles), des places agréables, un zocalo vivant, un beau marché, plein de cafés et de restau partout, un night market tous les week-ends…

La fameuse fontaine des Coyotes située sur le Zocalo

L’histoire récente de Coyoacan est bien sûr marquée par la figure de Frida Kahlo, qui y a vécu toute sa vie. On a d’ailleurs visité sa maison, la casa azul (Museo Frida Kahlo), une très jolie maison où elle a passé toute sa vie, où sont exposées quelques-unes de ses œuvres et où est présenté l’environnement qui était le sien (l’atelier, le jardin, etc) et celui de Diego Rivera. C’est une visite intéressante, mais qui se prévoit : il y a tellement de monde que les entrées sont limitées et qu’il faut réserver ses places plusieurs semaines à l’avance (et payer 320 pesos l’entrée quand même -mise à jour 2026- !).

Lors de notre séjour de janvier 2026, on a aussi pu visiter la casa roja, aussi appelée Museo Casa Kahlo (270 pesos) : située quelques blocs plus loin, cette maison est celle où ont vécu les parents de Frida et l’une de ses soeurs. Elle présente une exposition centrée sur la famille et les liens familiaux de Frida et plus que sur sa personne, et la visite est assez complémentaire avec celle de la casa azul (même si clairement les deux se font concurrence et si l’ambiance n’est pas au beau fixe entre les différents descendants de Frida !).

On a aussi visité la maison où Troski a passé ses dernières années d’exil avant son assassinat, lui qui a été l’amant de Frida a aussi laissé une empreinte forte sur l’histoire du quartier. Beaucoup de photos et de reproduction de documents, ainsi que des vidéos, sont à découvrir au fil de la visite de la maison fortifiée  (entrée 70 pesos). 

Enfin, plus vraiment dans le quartier mais pas loin, on a pu visiter le Museo Anahuacalli (130 pesos en principe, mais inclus dans le billet de la casa azul), une grande et étonnante construction de Diego Rivera qui imite le style d’une pyramide aztèque, et qui abrite ce qui a été sa collection personnelle d’objets pré-colombien (et aussi quelques-unes de ses oeuvres). La collection ne vaut pas celle du musée d’anthropologie, mais c’est surtout le bâtiment qui vaut le détour selon nous : très sombre au premier niveau (on déambule dans de toutes petites pièces qui évoquent l’inframundo aztèque), au contraire très dégagé et lumineux dans les étages supérieurs, c’est une visite déroutante. 

Le centro historique

Changement total d’ambiance avec le centro historico de Mexico, le cœur de la ville, très actif, souvent bondé. L’inévitable Zocalo, énorme et dominé par la cathédrale, a bien sûr été notre point de départ pour la découverte du quartier.

Juste à côté, on est allés visiter les ruines et le musée du Templo Mayor (90 pesos l’entrée), l’ancienne pyramide aztèque de Tenochtitlan, la capitale aztèque. Cette pyramide a été parmi les plus hautes de toutes et surtout elle était le centre de l’empire aztèque, mais elle a été détruite par les espagnols et il n’en reste plus grand-chose. Aujourd’hui les ruines sont bien rase-motte et il ne reste que très peu à voir, difficile de s’imaginer ce qu’était le monument avant l’arrivée des espagnols : l’endroit a surtout une importance symbolique.

Par contre le musée du site est super bien, moins grand que le musée national d’anthropologie dont on parle après, mais très bien fait, sur plusieurs étages avec des vues plongeantes sur les œuvres, et quelques œuvres très impressionnantes.

De l’autre côté du Zocalo, on trouve le point de départ de la principale rue piétonne du centro, l’avenida madero, un axe commerçant où il y a toujours foule. Parmi les magasins de chaines internationales, on trouve deux endroits intéressants. D’abord la casa de los azulejos, un grand bâtiment recouvert d’azulejos comme son nom l’indique, avec à l’intérieur un grand patio avec colonnades et fresques, qui abrite un restau, bon et à prix corrects, un bon plan pour prendre le temps d’apprécier l’endroit.

L’autre truc à faire dans cette rue, c’est de s’arrêter à la torre latino. Alors soyons honnêtes elle est franchement moche, mais elle est surtout très haute, avec ses 138 mètres c’est le plus ancien gratte-ciel de Mexico (construit en 1956, il a résisté aux séismes). On peut y monter (en ascenseur, on vous rassure !) et d’en haut on a une vue dégagée à 360 degrés sur tout Mexico, c’est plutôt impressionnant (Bon plan : plutôt que de payer 180 pesos pour accéder au mirador du 42e étage, on peut monter totalement gratuitement au restaurant-bar du 41e étage : il est en accès libre, sans minimum de conso, et on a la même vue derrière des grandes baie vitrées qui font tout le tour du bâtiment).

En ressortant, juste en face on est allé faire un tour au palais des beaux-arts, un gros bâtiment bien massif, à l’intérieur duquel on peut admirer des fresques murales de Diego Rivera et autres.

Juste devant le palais des Beaux-arts il y a une place et un jardin public toujours très animés, et tout autour le quartier est vivant aussi, avec un petit quartier chinois : un chinatown à la sauce latino, assez marrant.

Enfin à proximité, près de la station de métro Juarez, on est allés faire un tour au grand Marché artisanal « la Ciudadela » où on trouve plein de jolies choses. Pour nos derniers jours au Mexique après plus de 6 mois dans le pays, on a fait quelques achats !

Le bosque de Chapultepec et les musées

Une autre balade sympa qu’on a faite à Mexico, c’est d’aller se promener dans le Bosque de Chapultepec (qui signifie « la colline des criquets » en nahuatl), le grand parc de Mexico situé dans l’est de la ville. C’est le vrai jardin public, avec des lacs pour faire de la barque, un jardin botanique (pas mal mais bien plus modeste que celui d’Oaxaca), des espaces de jeu et tout et tout. On peut passer un bon moment à s’y balader, et un autre truc cool c’est de le survoler avec le téléphérique (Cablebus linea 3, 7 pesos, carte de transport habituelle utilisable). 

Depuis le téléphérique au-dessus de Chapultepec

Mais la particularité de ce bosque c’est qu’il est truffé de musées ! En haut d’une colline en plein milieu du parc, on peut visiter le Castillo qui date de la fin du 18e Siècle et qui abrite aujourd’hui le musée d’histoire contemporaine (90 pesos). Dans la partie Château on trouve des reconstitutions des appartements royaux puis présidentiels : bof, mais les salles donnent sur une grande terrasse qui fait tout le tour du bâtiment, et ça c’est l’intérêt principal de cette partie, comme le château en hauteur on a une belle vue sur le bosque et la ville, en particulier sur l’immense avenue reforma qui rejoint le centro.

Quant au musée il est consacré à l’histoire du pays depuis l’invasion espagnole, il couvre la période espagnole, l’indépendance et depuis. On y trouve de l’art religieux, des objets de la vie quotidienne, des armes, on y a trouvé un intérêt limité.

Par contre, beaucoup plus intéressant, le musée d’anthropologie, qui se trouve en bordure du bosque de Chapultepec. Un musée moderne et immense (entrée 90 pesos) qui expose des milliers de pièces archéologiques à travers diverses salles consacrées aux Mayas, aux Aztèques, mais aussi aux autres peuples comme les Olmèques, les Zapotèques, etc. Les collections sont bien mises en valeur, et en plus des pièces archéologiques le musée propose diverses maquettes et reconstitutions (de temples, de fresques…). Bref c’est une visite à ne pas rater, et pour laquelle il faut prévoir du temps : en ce qui nous concerne même en zappant quelques salles qui nous intéressaient moins (comme celle consacrée à la préhistoire) il nous a fallu quasiment 4 heures de visite pour venir à bout de nos découvertes. En ajoutant une pause pour manger au restau du musée car il faut bien reprendre des forces, on a passé quasiment la journée sur place, ce qu’on n’avait pas vraiment anticipé !

Le site de Teotihuacan

Et pour terminer ce post, on va vous parler du site de Teotihuacan, un immense site préhispanique datant de bien avant les incas, où on estime que plus de 100 000 personnes ont pu vivre.

Le site se trouve à une cinquantaine de kilomètres au nord de la ville de Mexico, et entre le temps de transport et le temps sur place il faut bien prévoir d’y consacrer la journée. Le bus se prend au terminal del norte et le trajet dure 1h15 environ (60 pesos le trajet par personne), on descend pile en face de l’entrée du site (billet 90 pesos).

On est entrés par la porte deux, juste en face de la pyramide du soleil, la plus haute du site (75 mètres). C’est une pyramide imposante, massive, à plusieurs niveaux et avec des escaliers étroits qui accentuent l’impression de hauteur. On ne peut pas monter mais on peut en faire le tour complet et ainsi mieux en réaliser les dimensions.

Puis on remonte la calzada de los muertos, une large allée qui traverse tout le site sur deux kilomètres. Elle-même est bordée en continu de ruines de petites pyramides sur lesquelles il y avait différents bâtiments : des temples mais aussi des palais et des habitations de nobles et prêtres. L’ensemble est impressionnant surtout si on imagine qu’à l’époque de l’occupation de la ville tout était peint de couleurs vives.

Au bout de la calzada vers le nord, on arrive face à la pyramide de la lune, un peu moins haute que celle du soleil mais mais imposante quand même, avec les collines en arrière-plan et face à une grande place entourée de pyramides plus petites.

Enfin, à côté se trouvent les palais de quetzalpapalotl et celui des jaguars, les seuls bâtiments du site dans lesquels on peut entrer. Ils ont été reconstitués avec leurs patio et leurs bas-reliefs en couleurs, l’ensemble est magnifique. On peut aussi voir les restes du temple des caracoles emplumados avec sa belle frise colorée.

Immersion dans les traditions mexicaines : de la Plaza Garibaldi à Xochimilco en passant par la Lucha Libre

Lors de notre deuxième séjour au Mexique fin 2025, on a eu la chance de passer une petite semaine à CDMX en compagnie d’un groupe d’amis mexicains : eux-mêmes venaient de différents coins du pays et étaient en vacances, et ils étaient bien décidés à respecter les traditions pendant leur séjour tous ensemble dans la capitale. Pour nous, ça a été l’occasion d’une immersion dans le folklore local et de découvrir des activités qu’on n’avait pas expérimentées seuls la première fois, et on n’a pas été déçus du voyage !

Pour commencer, la première soirée on est allé la passer Plaza Garibaldi, un peu au nord du Zocalo, qui est the place to be pour un repas en musique au rythme des Mariachis. C’est au Salon Tenampa qu’on a passé la soirée, une cantina devenue une institution locale depuis tout pile un siècle : on mange, on boit des tequilas, on écoute les mariachis, on danse, il y a plein d’autres activités au cours de la soirée, certaines très bizarre (comme ce type qui passe avec une machine qui envoie des décharges électriques, on est censés se tenir par la main pour que le courant circule et n voit qui lâche le premier : on n’a pas trop aimé !!). Bref on ne s’ennuie pas !

Ensuite, l’autre incontournable c’est d’aller passer un après-midi à Xochimilco, dans le sud de la capitale. C’est un ensemble de canaux classé patrimoine historique pour son origine aztèque, à l’époque où la ville était entourée de lacs. Aujourd’hui il ne reste pas de traces visibles de l’époque aztèque, on vient pour se balader en bateau coloré et prendre l’air dans la verdure à deux pas du béton de Mexico. Par contre, il ne faut pas s’attendre à un moment de calme et de relaxation : les gens viennent en groupes d’amis ou en famille, le plus nombreux possible, et embarquent pour un tour de quelques heures sur les canaux surchargés en apportant le repas, la tequila, la sono, et c’est parti mon kiki pour quelques heures de fiesta sur les canaux ! En cours de route on peut embarquer un groupe de mariachis pour ambiancer encore un peu plus la croisière : un vrai condensé de vie mexicaine, qui nous a parfois fait un peu halluciner mais aussi bien rigoler !

Enfin le folklore n’aurait pas été complet sans une soirée de Lucha Libre ! On doit dire qu’on est venu plutôt à reculons et parce que nos potes nous ont sorti la carte de l’identité culturelle, mais on a essayé de garder l’esprit ouvert. On a donc passé 2h au cœur de l’immense Arena Mexico, la plus grande et la plus emblématique, à regarder des mecs se sauter dessus en mimant toutes sortes de coups, et on n’a pas vraiment saisi le truc. La Lucha libre (une sorte de catch à la mexicaine) est spectaculaire, impressionnante pour les acrobaties de ouf, c’est clair que les mecs sont des athlètes et des cascadeurs, un peu des clowns aussi parfois, mais bon, on n’a pas vraiment vu l’intérêt et même si tout est scénarisé et simulé on a eu un peu de mal avec le côté ultra violent. En parler avec tous nos potes mexicains nous fait réaliser à quel point la lucha libre fait partie intégrante de la culture nationale, pour tous et depuis très jeune, et l’expérience a été instructive mais on ne peut pas dire qu’elle nous ait passionné ! NB : les billets pour des places très bien situées nous ont coutés 650 pesos par personne

 

Infos Pratiques

Trajet Puebla – Mexico : avec ADO, depuis Puebla CAPU jusqu’à Mexico Tasquena (dans le sud de la ville, vers Coyohacan) trajet 2h30, 250 pesos (avec ADO), départs ultra fréquents.

Trajet Mexico – San Miguel de Allende : Nombreux départs avec les bus super confortables de la compagnie ETN, depuis le terminal del Norte de Mexico. Le trajet dure environ 4h et le tarif, qui varie selon les horaires, est d’environ 500 pesos par personne.

Trajet Mexico – aéroport de Toluca : on n’a pas noté précisément les horaires et les tarifs, mais il y a des minibus qui partent plus ou moins toutes les heures de la gare routière de Mexico Caminante Terminal Poniente (au sud du bosque de Cahpultepec, au niveau de la station de métro Observatorio) et qui rejoignent directement l’aéroport de Toluca. De mémoire le trajet dure environ 1h15, 1h30, et coûte autour de 100 pesos.

Logement à Coyoacan : le bnb qu’on a loué est certainement le plus petit logement qu’on ait jamais loué, quelques mètres carrés à peine avec lit en mezzanine, mais bien aménagé avec sdb et petite cuisine. Les espaces extérieurs (salon commun, terrasse sur le toit) rendent la petite taille de l’intérieur plus supportable. Petit donc, mais très bien situé et pas trop cher pour le quartier (47,50 euros par nuit). Le lien vers l’annonce, c’est ici.

Transports dans Mexico : le métro marche très bien, attention sur le plan ça ne se voit pas facilement d’emblée mais certaines lignes sont des lignes de métrobus, c’est-à-dire des bus avec voie réservées, qui roulent en surface. Ils sont bien connectés avec les métros et les changements se font vite, mais la première fois on cherchait notre ligne en sous-sol sans réaliser qu’on devait chercher un métrobus, il faut juste le savoir. Le trajet de métro coute 5 pesos, celui de métrobus 6 pesos. Il faut acheter une carte magnétique (15 pesos, on peut l’utiliser à plusieurs personnes) et la charger pour payer ensuite en entrant dans les stations de métro ou à bord des métrobus.

On a très peu pris le taxi à Mexico, pas mal de uber par contre, il y en a beaucoup, ça marche bien et on n’a jamais eu de problèmes d’arnaque ou autre..

 

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