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A Phnom Penh, retour à la vie urbaine !

Après nos quelques jours dans le Ratanakiri, on prend la direction de Phnom Penh, la capitale du Cambodge.

Le trajet en minivan est bien pénible comme il faut : chaleur à crever, pas de place pour les jambes du tout, mais alors du tout, et quant à la règle « un siège – une personne », elle est presque respectée… enfin si les accoudoirs sont considérés comme des sièges et si les enfants ne comptent pas !! C’est donc à 18 personnes dans un minibus prévu pour 13 qu’on se tape un peu plus de 9h de trajet… (On prend note pour la suite : au Cambodge, toujours prendre les bus et jamais les minivans, et ne jamais croire le type qui affirme que ça sera un « VIP Minivan » avec clim et un siège chacun !).

Phnom Penh, une ville moderne et animée

Phnom Penh, c’est la grande ville, assez moderne et animée, sans charme particulier mais pas désagréable non plus. Le coin le plus sympa est surement dans le quartier autour du marché central, ou le long du quai Sisowath, qui borde le fleuve Tonlé Sap. Au niveau de l’architecture, les immeubles vieillots de quelques étages avec des façades étroites (cette architecture « en tube » n’est pas sans rappeler celle du Vietnam, avec quand même moins de charme) côtoient les grandes tours de 15 – 20 étages. Les rues sont assez aérées et bordées de pas mal d’arbres. Un truc qui nous a particulièrement frappés c’est qu’il n’y a quasiment pas de piétons, tout le monde se déplace en voiture, scooter, tuk-tuk (on se fait d’ailleurs aborder environ 1000 fois par jour par les chauffeurs), mais personne ne marche. Quand on déambule dans les rues on est souvent quasiment les seuls piétons.

Après un peu plus d’un mois à sillonner les coins reculés du Laos et du Nord-Est cambodgien sans avoir vu une vraie ville, on doit dire qu’on est super contents de se retrouver à Phnom Penh. On avoue qu’on avait un peu envie de retrouver une grande ville et les facilités qu’elle offre : sillonner des rues animées, boire un expresso, faire quelques courses dans une supérette à peu près fournie… La vie urbaine nous manquait quoi !

On décide de se poser un petit moment à Phnom Penh, où on restera finalement 5 jours. C’est plus qu’il n’en faut pour visiter la ville, qui ne compte pas beaucoup de sites touristiques majeurs, mais ça nous permet de nous balader sur un petit rythme, tout en en faisant étape technique : lessivage des sacs, rattrapage du retard sur le blog… En plus, on en a profité pour se prendre un hôtel sympa et confortable (avec piscine !) où il est agréable de traîner. On se fait même un « dimanche à la maison » où on ne sort pas de l’hôtel et on se mate des séries au lit ! Et on n’a même pas honte !

 

Et sinon, qu’est-ce qu’on peut voir à Phnom Phen ?

On peut tout d’abord prendre le temps de flâner dans les multiples marchés de la ville. C’est au marché central que l’on peut trouver, aux côtés de produits du quotidien, le plus de souvenirs. Le marché russe, au sud du centre ville, et le marché Orussey, à l’est du boulevard, proposent surtout des produits destinés à la vie quotidienne et sont donc surtout fréquentés par les riverains. On a bien apprécié l’ambiance affairée de ces deux derniers.

Disséminés à travers la ville, plusieurs Temples valent un petit coup d’œil.

Proche du palais royal, le Wat Ounalom est une sorte de petite ville à lui tout seul. L’enceinte abrite le temple proprement dit, mais aussi plusieurs bâtiments d’habitation où vivent les moines, dont le chef du bouddhisme cambodgien. Plus au nord, on trouve le Wat Phnom, censé selon la légende avoir été édifié sur une colline (un « Phnom » en khmer) par une certaine Madame Penh pour abriter des reliques de Bouddha. Le temple n’a rien d’extraordinaire en soi, mais il est édifié au centre d’un petit parc pas désagréable, où les habitants viennent se promener et où l’on peut croiser quelques singes en liberté (pas sympa, d’ailleurs, les singes : ils piquent la bouffe et se montrent assez agressifs).

 

Phnom Penh compte également deux musées intéressants, dans des styles très différents.

Le Musée national abrite une petite collection de sculptures hindouistes et bouddhistes des époques khmer et pré-khmer : Shiva, Vishnu et compagnie côtoient Ganesh et autres bouddhas. Lors de notre passage, le musée abrite également une petite expo temporaire sur la vie villageoise à l’époque angkorienne.

 

Dans un tout autre genre, le musée du génocide, installé directement dans les locaux de l’ancien camp S21, présente les horreurs commises par le régime khmer rouge. Ambiance lugubre et visite instructive (grâce à un très bon audioguide) sur ce pan terrible de l’histoire du Cambodge.

 

Enfin, la visite du palais royal et de la pagode d’argent est assez intéressante ; l’intérieur du palais ne se visite pas, mais la balade dans les jardins permet d’admirer de l’extérieur les différents bâtiments (salles de réception, temples, et même un petit pavillon avec une plateforme en hauteur permettant au roi de descendre facilement… de son éléphant).

Finalement, contrairement à beaucoup de voyageurs qu’on a eu l’occasion de rencontrer, Phnom Penh aura été pour nous une étape reposante et agréable, avant de descendre vers le sud du Cambodge.

4 reflexions sur “A Phnom Penh, retour à la vie urbaine !

  1. trille-houssin

    Vous aviez bien besoin de vous reposer après le trekking décrit plus haut et qui nous a paru un peu terrible !!!! Nous sommes contentes que vous ayez pu profiter de tout un dimanche de far niente : vous avez rechargé vos piles !! Vos photos nous font bien saisir l’ambiance de cette grande ville et maintenant nous attendons avec impatience votre découverte d’Angkor …..

  2. AG

    Merci encore de très belles descriptions de votre tournée au Cambodge
    Si la ville vous manque ne vous inquiétez pas a Bangkok vous allez être rassasié à bientôt

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