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Rando : sur le GR 21 de Veules les Roses à Etretat, le long de la côte d’albâtre

En ce beau mois de mai, une brusque envie de prendre l’air nous emmène parcourir 60 km le long de la côte normande, plus précisément le long de la côte d’Albâtre : dans ce post on vous raconte cette rando de 3 jours, de Veules les Roses à Etretat, accomplie en compagnie de notre compère de randonnée Nico.

Au programme : paysages à couper le souffle, marches revigorantes, camping et nuits glaciales…

Jour 1 : De Veules les Roses à Veulettes sur mer – 19kms

Arrivés de Paris par le train pour Dieppe suivi d’un petit trajet en bus jusqu’à Veules les Roses, on plante notre campement au camping de Veules les Roses, tout proche du GR 21 ce qui permet de ne pas perdre de temps le lendemain.

Après un nuit plutôt glaciale sous la tente, au petit matin l’ambiance est un peu refroidie… Mais rien ne vaut un bon café pour se réchauffer et nous donner l’envie de nous dérouiller les jambes. Au moment de partir, on est chanceux car le soleil fait son apparition. La balade commence par la traversée de Veules les roses, un très joli petit village où coule la Veule (l’un des plus petit fleuve de France qui fait 1,5km).

On prend ensuite de la hauteur en remontant sur la falaise tout en longeant la mer, ce qui nous donne une superbe vue sur la côte d’albâtre.

Sur cette partie de la côte, le GR s’éloigne et passe à travers champs.

On a l’occasion de passer par le village de Manneville-ès-Plains avec son étang et sa jolie petite église que l’on prend le temps d’admirer.

Après cette petite entrée dans les terres, on retrouve le chemin de la côte, avec ses champs de colza à perte de vue. Le jaune du colza et le bleu de la mer en arrière-plan donne à ce paysage des airs de tableau de Monet ce qui n’est pas pour nous déplaire ! La matinée est très agréable avec un grand soleil, mais malgré tout un petit vent frais de plaine nous accompagne.

Pour la pause midi on redescend sur Saint Valéry en Caux pour un petit pique-nique fasse à la mer, ce qui nous permet d’apprécier les falaises d’en bas cette fois-ci, ainsi que le joli petit village !

L’après-midi la route est moins agréable car les risques d’éboulements sur le sentier des douaniers au bord de la falaise obligent à faire un détour par l’intérieur des terres. On se retrouve donc à couper à travers champ, ce qui rend le paysage un peu plus monotone.

En ce qui concerne le contournement de la centrale électrique de Paluel, on ne va pas vous cacher que ce n’est pas le meilleur tronçon de la randonnée !

Après un assez long détour autour de la centrale, on est finalement de retour vers la côte et on entame notre redescente vers Veulettes sur Mer ; de là-haut, on peut admirer le village au fond de la vallée, dominé par les falaises calcaires tombant dans la mer bordée de ses grandes plages de galets.

On s’installe au camping municipal de Veulettes qui est très sympa et ensoleillé, où, abrités du vent et après les étirements de rigueur, on se réchauffe avec une petite bière bien méritée avant de finir la journée autour de l’incontournable moules-frites.

Jour 2 : Veulettes sur mer – Fécamp – 25 kms

La deuxième nuit est aussi glaciale que la précédente (aux alentours des 5°c), même si on réussit à la rendre un peu plus supportable grâce aux mesures prises, à savoir la confection de bouillottes artisanales avec des bouteilles d’eau, le rajout de couches de vêtements polaires et de doudoune… mais malgré toutes ces mesures, la nuit a quand même été dure ! Heureusement au matin, on a un grand ciel bleu et un bon soleil au dessus de la tête et le vent semble ne pas vouloir se lever !  Une belle journée s’annonce !

Dès le départ, pour quitter Veulettes il y a une belle grimpette pour atteindre le haut de la falaise. Sur les premiers kilomètres, on prend un chemin parallèle au GR. Cette fois-ci on a décidé de prendre plus direct et plus près de la mer. On croise quelques voitures sur la route mais très peu et ça nous permet surtout de garder le point de vue sur la mer derrière les champs. La matinée nous offre de très beaux points de vue surtout au moment où le sentier rejoint la côte au niveau du hameau de La Petite Dalle. La journée sera un combiné de descentes de la falaise puis de remontées de l’autre côté, histoire de faire monter un peu le rythme cardiaque  🙂

On continue le long de la côte jusqu’au hameau suivant, la Grande Dalle, niché dans un cadre tout aussi joli. On décide de s’arrêter pour manger après le village de St Pierre en port, pour un pique-nique autour de la spécialité fromagère locale : le neufchatel ! S’en suit une une petite sieste de digestion en travers du sentier, où on se fait d’ailleurs réveiller par 2 marcheurs qui arrivent en sens inverse et qui nous informent qu’il reste encore 15kms, soit bien plus que ce qu’on avait prévu ! Ce qui fait qu’on se remet rapidos en route !


La suite du parcours est un peu plus monotone avec de la plaine et des champs de colza à perte de vue, jusqu’à ce que le sentier redescende vers la mer au niveau de Valleuse d’Eletot où on a le plaisir de croiser quelques petits lapins gambadant dans les fourrés ! La fin de la journée commence à être longue et la fatigue à se faire sentir au bout de 16kms dans les jambes, sachant qu’il nous en reste 8-9… On commence à se dire qu’on a vu un peu large pour cette deuxième journée…

On finit comme on peut, avec en plus quelques erreurs d’aiguillage. En arrivant sur les hauteurs de Fécamp, après tous les hameaux traversés le village nous fait l’effet d’une grosse ville. On entame notre ultime redescente de la falaise avant de faire une incursion dans la ville pour se ravitailler et atteindre notre camping qui se situe sur la falaise d’en face (côté sud). Après ce dernier effort, on peut enfin reposer nos pieds endoloris où les ampoules ont fait leur apparition pour certains d’entre nous ! Le camping est top, étagé face à la mer avec une vue sur le port de fécamp.

Jour 3 : Fécamp-Etretat – 16kms

Nico doit reprendre un train pour Paris, il nous abandonne donc pour la fin de la randonnée, quant à nous on se lance pour la dernière journée jusqu’à Etretat et sa célèbre aiguille creuse ! Compte tenu des deux jours passés, c’est une petite journée qui nous attend. Au programme, 16 kilomètres mais c’est aussi une journée normande c’est-à-dire… sous les averses ! En même temps la Normandie ça se vit au moins une fois sous la pluie, sinon l’expérience est incomplète ou trop facile ! C’est donc à la seconde où on sort du camping – en escaladant un mur car on ne trouve pas de sortie par le haut du camping – que la pluie commence à tomber !

La sortie de Fécamp est rapide vu qu’on est sur la route du GR 21 en sortie de la ville. Après un petit café (on ne se refait pas…), on retrouve les champs pendant une petite heure puis on traverse Yport.

Sur la deuxième moitié du parcours le sentier longe la falaise souvent de très très près (parfois moins d’un mètre). La vue est vertigineuse sur la mer qui au pied des falaises prend une couleur très claire. L’à-pic de la falaise est quand même très impressionnant et à certains endroits on est quand même très proches du précipice. Il faut être vigilent pour ne pas glisser.

Côté faune aujourd’hui pas de lapin plutôt des escargots et des grenouilles… c’est dire la météo ! 

La deuxième moitié du parcours est pénible, on souffre un peu à cause du terrain très glissant et de la boue, on est trempés comme des soupes et les chaussures se tranforment en piscine au contact des hautes herbes que l’on traverse.

Quelques mésaventures en fin de parcours parachèveront cette belle randonnée, à commencer par une première chute pour Célia qui se rattrape à pleines mains dans les orties… Puis une deuxième chute pour Célia qui glisse dans la boue dans une descente bien raide et se retrouve allongée de tout son long ! Deux secondes plus tard Nico qui se marrait bien de sa mésaventure fait la même 🙂 (il rigole moins) !

On arrive enfin en vue d’Etretat avec sa célèbre aiguille !

C’est finalement épuisés et trempés qu’on atteint la ville.

Après un changement express dans les toilettes municipaux au milieu des touristes pour mettre des vêtements secs – les pieds eux resteront mouillés – on se récompense de cette dure matinée avec une assiette d’huîtres et un petit verre de vin !

Il est ensuite tant de repartir en Flixbus qui fait la route d’Etretat à Paris directement !

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