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La Nouvelle Orléans, Reine du vieux sud

Après notre détour imprévu par Miami, on fait notre arrivée à la Nouvelle Orléans. Et c’est peu dire que cette arrivée est un peu pénible… On atterrit vers 8h30 le matin du 1er janvier, après une nuit blanche puisqu’on avait quitté Miami en pleines festivités du nouvel an pour embarquer sur un vol très très matinal. C’est donc un tout petit peu fatigués qu’on se rend (en taxi, puisqu’on rate notre bus et que le suivant est 2 heures plus tard…) vers Magazine Street, où se situent 2-3 guesthouses qu’on avait repérées. Problème, elles sont toutes full… On commence donc à marcher à la recherche d’un autre endroit où dormir. C’est en fait le début d’une longue errance à travers les rues désertes dans l’ambiance d’un dimanche matin 1er janvier… On passe deux heures à chercher un endroit où s’installer, tout en se rapprochant plus ou moins du centre ville. Tout est plein ou trop cher, et on commence à se désespérer. Au final, un chauffeur de taxi nous interpelle et prend pitié de nous ; il accepte de téléphoner pour nous (puisqu’en plus, on est à court de batterie) à différents hôtels pour nous trouver une place quelque part ; et c’est comme ça qu’on finit dans un hôtel tout miteux et beaucoup trop cher mais proche du centre historique. Il est midi, on n’en peut plus, ça ira bien pour aujourd’hui, on s’écroule et on dort.

Après une bonne sieste, on sort pour une première découverte du centre historique, « le quartier français » ou « vieux carré ». On en apprécie beaucoup le style, avec ses belles rues étroites bordées de maisons en briques et en bois, avec leurs colonnades, arcades et balcons en bois et fer forgé. Il règne une atmosphère vieux sud qui nous plaît bien. D’ailleurs la ville cultive ouvertement un côté rétro, nostalgique de son passé, à travers son architecture, son mobilier, les enseignes des magasins…

En ce dimanche soir, il y a en ville beaucoup d’animation, malgré le déluge qu’on se reçoit : demain c’est le sugar bowl, un important match de football américain, et les supporters de l’Oklahoma ont déboulé et ils sont chauds bouillants. Pour l’occasion, il y a des lancer de colliers de perles : c’est une tradition de la Nouvelle Orléans, en principe réservée au carnaval du mardi gras, mais qui a pris un peu d’avance. Il paraît que normalement les filles montent leur poitrine pour recevoir un collier, mais malheureusement on n’a pas droit à cet aspect là du folklore.

Le lendemain, après avoir changé d’hôtel (et on trouve beaucoup mieux), on déambule à nouveau dans ce vieux centre, ainsi que sur les rives du Mississipi (finalement assez décevant ici, les rives faisant assez zone industrielle). On découvre une ville très particulière, qui détonne aux US. Outre son côté rétro, NOLA (c’est le petit nom de la Nouvelle Orléans) cultive une francophilie affichée (à travers les noms des magasins, de rues comme « Royal », « Dauphine », ou encore « Chartres»), ainsi que des origines créole et cajun revendiquées (les Cajuns étant les descendants des colons français expulsés du Canada par les Anglais au 18e Siècle, qui ont fini par atterrir ici, en Louisiane). Une identité particulière qui se ressent aussi dans la nourriture, très différente du reste du pays : il y a ici une riche cuisine créole, avec des plats emblématiques tels que le Gombo aux écrevisses ou le Jambalaya… On en dira plus dans la rubrique C koikon mange !). Et puis il y a toujours beaucoup d’ambiance dans les rues, et ce tous les soirs : il y a de la musique un peu partout, des groupes jouent en live quasiment dans chaque bar (et les bars sont nombreux 😉 ), il y en a aussi dans les rues, c’est vraiment cool (d’autant qu’ici il fait doux même en hiver et qu’il est agréable d’être dehors). Dès Miami, on nous avait plusieurs fois décrit NOLA comme la ville la plus festive des Etats Unis, et on comprend pourquoi. Bref, aller boire des coups dans les bars tout en écoutant des petits concerts sera l’une de nos activités à la Nouvelle Orléans.

Le troisième jour, moment marrant, on retrouve le midi… nos anciens voisins de Paris ! Wayne et Barbara, qui vivent six mois de l’année à la Nouvelle Orléans et donc six mois à Paris, nous ont donné rendez vous dans un bon restau du quartier de Uptown, et ils sont bien décidés à nous présenter la gastronomie locale.

On passe un très bon moment autour d’un excellent repas avant d’aller se promener dans Uptown, avec ses incroyables villas (presque des châteaux pour certaines). Pour le retour vers le centre-ville, on prend le street-car, un vieux tram en bois (encore le côté rétro !).


Pour finir, on récupère la voiture qu’on a décidé de louer pour remonter jusqu’au Canada (notre arrivée chaotique nous a fait comprendre que nos méthodes de voyages en Asie ou en Amérique du sud ne peuvent pas s’appliquer ici : trop de distances, pas assez de transports en commun !), et on prend la route des plantations, qui longe le Mississipi. On s’arrête pour visiter la Plantation Laura, à environ 50 miles de la Nouvelle Orléans. La visite guidée de cette ancienne plantation de canne à sucre est super intéressante : on visite le domaine, la vaste maison de style créole, les cases des esclaves, et les explications sont très complètes sur l’histoire et le fonctionnement de cette plantation, sur la famille qui la dirigeait, l’économie du sud pendant et après la période esclavagiste et bien sûr le sort des esclaves (La famille en question aura exploité plus de 400 esclaves, sans jamais en affranchir un seul…). Pendant 1h30, on est plongé dans l’ambiance de ce vieux sud esclavagiste, style Autant en emporte le vent ou 12 years a slave. Bref, c’est une visite qu’on recommande !

Après cet arrêt, on reprend la route direction le nord de la Louisiane. En chemin, la highway traverse des bayous, ces marécages à la végétation dense qui recouvrent une grande partie du sud de l’Etat (et qu’on aurait d’ailleurs bien aimé visiter de plus près. Il y a des visites possibles en bateaux, qui permettent de s’enfoncer plus loin dans ces bayous et de voir des alligators !!).

Suite des évènements : deux petites journées de route à travers la Louisiane et le Texas, pour rallier Dallas, où on retrouve nos amis Brianne et Jacob ! Let’s go !!

Infos pratiques

-Hôtels à la Nouvelle Orléans : on déconseille le Empress Hotel (tout pourri et très cher -95$-, mais pas mal situé), et on conseille vivement le Olde Town Hotel (grandes chambres confortables et sympas, avec petit dej, proche du centre historique aussi, pour 60$).
-Transports à la Nouvelle Orléans : billets de bus 1,25$ le trajet. Tram idem, ou 3$ le pass de 24h.
-Visites des plantations et des bayous (swamp tour) : des agences proposent des visites avec transports et entrées. Pour une journée avec visite d’une plantation et d’un bayou (environ 1h30 en bateau), compter 100$. A plusieurs, il est plus intéressant de louer une voiture (25$ par jour chez Enterprise), d’y aller par soi-même et d’acheter les billets sur place (visite de la plantation Laura : 20$ ; visite d’un bayou : entre 25 et 30$ selon les compagnies).

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