Vietnam

Bien négocier ses achats au Vietnam en dix conseils

Contrairement aux autres pays que nous avions traversés depuis notre départ, la négociation au Vietnam est omniprésente, que ce soit pour les locaux ou pour les étrangers. Quasiment tout se discute : souvenirs, chambres d’hôtels, nourriture (les courses, plus rarement les restaurants, mais ne pas oublier de se faire préciser le prix avant de commander), objets divers… Dans tous les cas, il faut avoir en tête qu’un prix affiché sur une étiquette ne change rien, ça n’est pas le vrai prix mais un prix de départ entièrement discutable.

Ca nous change de la Chine, où les prix sont fixes et où personne ne tente de faire payer plus aux étrangers !

Il faut avouer que c’est quelquefois un peu fatiguant, mais finalement on peut se prendre au jeu. En général tout se fait dans la bonne humeur, le sourire est un élément essentiel !

Les écarts dans les prix avant et après la négociation peuvent parfois être très importants. On peut diviser les prix par 2, voire 3. Quelques exemples de prix avant / après négo pour vous faire une idée :

– Petits gâteaux achetés sur un stand dans la rue : prix demandé 5.000 VND l’un, on les négocie à 10.000VND les 4, parfois les 5. On a vu un chinois payer 100.000VND les 4 !!
– Bouteille d’eau : vrai prix 10.000 VND, mais au départ le vendeur en demandera systématiquement 15.000 VND, voire 20000.
– Quelques fruits achetés sur le marché : prix de départ 35.000 VND, achetés entre 15.000 VND et 20.000 VND
– Chambre d’hôtel : prix de départ 300.000 VND, payée 210.000 VND
– Pantalon : prix de départ 180.000 VND, acheté 100.000 (oui, oui le magnifique pantalon rose fluo !!)
– Short : prix de départ 250.000 VND, acheté 100.000
– Bibelots et souvenirs divers : prix de départ entre 50.000 et 70.000 l’unité, achetés entre 15.000 et 20.000

A partir de notre expérience, on livre quelques astuces pour mener à bien sa négociation au Vietnam.

10 conseils pour mener ses négociations !

1/ S’informer ! Ne surtout pas se précipiter pour acheter l’objet convoité à la première occasion. Il est bien sûr préférable de se faire une idée des prix en interrogeant plusieurs vendeurs. Sauf exception, les mêmes objets se retrouvent sur de nombreux stands, donc pas d’inquiétudes, ce n’est pas parce qu’on ne l’achète pas tout de suite que le beau petit souvenir est perdu !

2/ Le test du « jusqu’où iras-tu ? » : lié au n°1, une bonne manière de se faire une idée des prix est d’entamer une négo en sachant qu’elle échouera parce qu’on exagère volontairement. Le but est de voir jusqu’où descendra le vendeur, et d’arriver au stand suivant mieux informé.

3/ Connaitre et utiliser quelques mots de Vietnamien. Pour les achats comme dans tout autre domaine, la discussion part sur de meilleures bases quand on s’adresse aux gens dans leur langue. Dire bonjour (Xin Chao) en Vietnamien nous semble la moindre des politesses, mais demander ensuite « Combien ça coute ? » (Bao Nhiêu ?), et savoir compter en Vietnamien (même si on tâtonne et qu’il faut souvent faire répéter), ça étonne les vendeurs et ça fait un peu plus sérieux !

4/ Négocier en Dongs. C’est un peu la même idée que le n°3 : éliminer tout ce qui est propre aux touristes pour essayer de se rapprocher de la situation d’un acheteur vietnamien. Et puis le dollar a tendance à subir des arrondis désavantageux… On ne s’embarrasse pas avec les cents, donc tout coûte un dollar…

5/ La tactique du prix fixe. Si on a bien mené les étapes précédentes, à un moment donné on a une idée assez précise du prix de l’objet qu’on veut acheter. On peut alors arriver sur un stand et, lorsque le vendeur a annoncé son prix de départ, lui indiquer directement à quel prix on achètera. Ensuite, on ne bouge plus. Inutile de demander moins pour se réserver une marge de manœuvre. Si c’est un prix acceptable pour lui, le vendeur descendra progressivement son prix même si de notre côté, on ne bouge pas.

6/ La démarche du « je connais le prix » : pratique pour les achats courants, style bouteille d’eau. On arrive avec l’appoint en main et on le donne directement sans demander le prix.

7/ La réaction du « tu exagères » et le faux départ : lorsque le vendeur annonce son prix, on peut commencer en montrant que c’est beaucoup trop, par exemple en rigolant et en commençant à partir. En général le vendeur baisse son prix tout de suite et on peut commencer la négo en partant de moins loin. Au pire, s’il nous laisse partir on voit au stand suivant.

8/ Meubler la conversation. L’idée est d’éviter que la négo se limite à un échange de chiffres. On peut parler de l’objet, on peut aussi demander le « prix Vietnamien » et non pas le « prix touriste ». Les prix varient selon les nationalités et en général le vendeur se marre quand on lui dit qu’on ne veut pas le prix pour les américains !

9/ Rester patient et de bonne humeur, tout marche mieux avec le sourire !

10/ Ne pas exagérer non plus. Parfois (c’est rare mais ça arrive), on tombe sur quelqu’un qui propose d’emblée le vrai prix. Dans ce cas, négocier serait déplacé. De même, parfois, il faut savoir lâcher prise et se laisser « avoir ». Après tout, ces 10.000 dongs sur lesquels on bataille, représentent 40 centimes d’euros, et certains vendeurs, surtout les vendeurs ambulants, sont loin de rouler sur l’or…

En ce qui nous concerne, il nous semble de toute façon normal que dans une certaine mesure et sur certains produits au moins, en particulier la nourriture, il y ait un prix différent pour les vietnamiens et pour les étrangers. Par exemple, au marché on mange un plat pour 25.000VND (1 euro), les vietnamiens pour 15.000 ; ça ne nous semble évidemment pas choquant. A nos yeux le but de la négo est d’atteindre une sorte de « prix touriste correct », mais pas le prix vietnamien (ce qui est d’ailleurs surement impossible)…

Allez, maintenant, à vos négos !

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