Slovénie : Piran et la côte adriatique
Nous voilà en Slovénie pour quelques mois ! Et histoire de profiter d’encore un peu de soleil avant d’affronter l’hiver slovène dans les Alpes, on décide de faire une première étape sur le bout de côte adriatique du pays (quelques dizaines de kilomètres à peine entre l’Italie et la Croatie), et plus précisément dans le beau village de Piran.
En provenance de Florence le trajet nous prend une petite journée : train rapide de Florence à Venise (2h), puis train régional de Venise à Trieste (2h) et enfin Flixbus de Trieste à Piran (45 mn), et nous voilà !

A notre arrivée, on est tout de suite sous le charme de ce petit village installé sur une presqu’île qui s’avance sur l’Adriatique, dominé par un promontoire rocheux surplombé de l’église et de son campanile.

En arrivant on découvre d’abord le port et la superbe place Tartini recouverte de marbre et bordée de façades pastel et de bâtiments vénitiens (Piran a été sous domination de Venise, qui est juste en face de l’autre côté de la mer, pendant des siècles), où trône la statue de Giuseppe Tartini, violoniste – compositeur piranais du 17ème siècle.





Au-delà de la place, on entre dans un dédale de ruelles sinueuses, parfois minuscules, et de constructions qui partent un peu dans tous les sens et enjambent les passages : le village est clairement à l’étroit, et ça lui donne toute son originalité. Même si le tout n’est pas bien grand, il nous aura fallu un peu de temps avant de vraiment nous repérer et d’arrêter de partir à l’opposé de notre objectif !






En déambulant au hasard dans les ruelles on finit vite par rejoindre les quais qui font le tour de la presqu’île, avec son phare historique à la pointe. Les quais sont vivants, on y trouve pas mal de bars et restaus, mais aucun resort, rien de bling-bling. Les quais sont aussi un lieu de baignade, malgré l’absence de plage : on se pose à même le sol, on descend dans l’eau par un escalier et une échelle, et voilà ça ira bien ! Ca nous a un peu surpris au début, et puis on s’y est vite fait et on a beaucoup apprécié ces bains sans chichi !






Tout ça nous fait dire que Piran est resté un lieu assez simple au niveau ambiance, touristique mais dans les limites du supportable en cette arrière-saison (on l’a vu de fin septembre à mi-octobre ; c’est apparemment très différent en juillet-août), et qui ne s’est pas vidé de ses habitants. Bref, malgré le succès, le village reste authentique et on a aimé la vibe décontractée de ce bout de Slovénie aux influences italiennes. Tous les ingrédients étaient réunis pour qu’on passe 3 semaines à la cool dans ce village qui du point de vue touristique peut se visiter en une demi-journée.
Côté visites, on peut mentionner aussi l’église et son campanile, et puis les vestiges des murailles qui dominent la péninsule (entrée 3 euros) : les deux offrent des points de vue superbes sur le village et ses environs. Enfin le petit musée Mediadom Pyrhani (entrée 6 euros) propose un film 3D de 15 minutes et quelques animations qui résument très bien l’histoire de Piran et qu’on recommande.




Depuis le pied des murailles, on peut rejoindre par un chemin côtier la « plage » de Fiesa, en fait un endroit avec une étendue d’herbe et un restau pas mal. Rien d’extraordinaire mais la balade pour l’atteindre est sympa.

De l’autre côté, en s’éloignant de Piran par la côte on atteint vite Portoroz qui est à 3,5 kilomètres. C’est la station balnéaire dans toute sa splendeur, gros hôtels et magasins, aucun intérêt. On y passe forcément à un moment ou à un autre pour prendre un bus, mais ça ne vaut pas plus.
La côte vers Isola et Kopper
Pour explorer le reste de la côte slovène, on s’est lancés dans une journée à vélo sur un bout de la Parenzana, une vélo route qui arrive de Croatie et passe par la Slovénie avant de continuer en Italie, le long d’une ancienne voie ferrée.
On part de Piran et on la rejoint au niveau de Portoroz, de là une première portion passe dans les terres parmi les vignes et les oliviers jusqu’à Izola (avec plusieurs passages par des tunnels), puis une deuxième portion suit la côte jusqu’à Kopper. Le retour se fait par le même chemin, pour un total de 40 kilomètres (pour nous sans nous presser, 1h 30 à l’aller, 1h15 au retour). Pour la location de vélos, il y a différents loueurs à Piran, le prix est de 25 euros pour la journée pour un bon VTT.




On a profité de cette balade pour faire une visite rapide de Kopper, dont le centre historique est très mignon, et un peu plus grand que celui de Piran. Mention spéciale à la Plazza Tito, avec sa loggia, sa petite église avec duomo et son palais, tous dans le style vénitien, et à la rue jolie rue cevljarska.




Isola, par contre, où on est retournés en bus un autre jour, nous a un peu déçus : malgré quelques jolies ruelles, le village est nettement moins beau que Piran et Kopper, et très vite vu.



Après ça, changement d’ambiance : on se dirige vers Bled, dans les alpes juliennes, avec sur la route deux détours pour de belles visites, celles de l’Eglise Hrastovlje puis du château troglodyte de Predjama : on parlera de tous ça dans nos prochains posts !