Dominique

Dominique : la côte atlantique, de Calibishie à Emerald Pool

Après nos deux semaines à Portsmouth, on a décidé de ne pas se rendre directement à Roseau, mais de prendre trois jours (et une voiture) pour explorer la cote atlantique de la Dominique en plusieurs étapes. Plutôt que de passer par la route principale qui traverse la forêt, on décide de rejoindre l’Atlantique via la petite route au-dessus, qui passe par le volcan et cold soufrière dont on a parlé dans notre précédent post : cette route offre des supers points de vue, et avec la voiture on était plus libres de s’arrêter quand on voulait pour prendre des photos, on ne s’en est pas privés !

Une fois qu’on a passé le volcan, on redescend tout de suite du côté atlantique, au niveau des villages de Penville puis de Thibaud, où les belles vues sur l’océan sont nombreuses.

Un peu avant d’arriver au village de Calibishie, on fait un arrêt au niveau de Batibou bay, réputée comme une des plus belles plages du coin. Bon on a un peu fait les blaireaux et on s’est garés au bord de la route principale au lieu de descendre jusqu’à la plage en voiture, ce qui laisse un bon kilomètre à faire à pied, mais la vue qu’on a d’en haut sur la baie en arrivant est vraiment belle (on ne s’est pas posé sur la plage par contre, pour le peu de temps qu’on voulait y rester on n’avait pas trop envie de payer les 10 US dollars demandés !).

On arrive ensuite au village de Calibishie, un village de bord de mer, qui n’a pas vraiment de centre mais qui est étiré tout en longueur le long de la route. Le village est petit mais on y trouve un peu d’activité et quelques restaus et bars. On a d’abord passé un peu de temps pour trouver un endroit où dormir : plusieurs hôtels et guesthouses nous ont refoulé car pas trop motivés à préparer une chambre pour nous la louer une seule nuit, ou alors très cher (pour le prix de l’effort). La 5e tentative a été la bonne (au Jacoway Inn, juste 2 ou 3 studios un peu en hauteur, plutôt pas mal du tout) et pour le coup on était contents de ne pas être à pied !

Ce détail réglé on est allé voir l’une des curiosités locales, les red rocks : une pointe rocheuse avec des pierres rouges et rosées, toutes lisses, qu’on a trouvé très jolies sous la lumière de la fin d’après-midi. On a eu l’endroit quasiment pour nous vu qu’on a croisé juste un autre groupe, (une famille dominicaise – guadeloupéenne avec entre autres une mamie née ici mais qui venait ici pour la première fois, ce qui faisait bien rigoler sa petite-fille !), bref c’est plutôt tranquille !

On s’est ensuite trouvé un restau sympa pour passer la soirée, le Poz, où on mange sous un carbet au bord d’une piscine, et où on s’est régalés de langouste et de lambi, le tout arrosé du rhum punch de la maison… miam !

Le lendemain on a décidé d’aller voir d’un peu plus près les plages des alentours. On a zappé la number one beach et on a préféré aller vers celles un peu moins connues, en commençant par celle de Pointe Baptiste. Il faut marcher 10 minutes le long d’une vallée remplie de bananiers et de cocotiers pour atteindre cette plage assez sauvage, très belle, d’où on voit les red rocks où on était la veille. Par endroit le sable blond devient noir et on a bien aimé ce mix, et au bout de la plage il y a une pointe rocheuse à grimper pour avoir une belle vue d’ensemble.

On a ensuite repris la voiture pour aller voir Woodfordhill beach, une longue plage facilement accessible, très tranquille : quand on est passé hormis une équipe qui ramassait les sargasses et un pêcheur, il n’y avait personne.

On a ensuite quitté Calibishie pour descendre le long de la cote. Le trajet est une alternance de vues sur la mer, de vallées toutes vertes, de traversées de rivières et de petit villages isolés. Au niveau de Marigot on repasse l’aéroport (où on s’est d’ailleurs arrêté car c’est l’un des seuls endroits où on peut trouver un ATM et on commençait à être à sec !).

On est arrivés en début d’après-midi au village de Bataka, l’un des huit villages du territoire Kalinago, le peuple indien qui occupait l’île avant l’invasion européenne. Aujourd’hui cette région qui représente 3% du territoire de l’île a un statut particulier : le territoire est protégé et invendable, les règles du droit coutumier s’appliquent, et un chef est élu tous les 5 ans. On est allés visiter Kalinago Barana Aute, un site où a été reconstitué un village Kalinago de l’époque pré-colombienne : on peut y voir la reproduction d’un carbet et de quelques ajoupas (qui rappellent un peu la reconstitution à la savane des esclaves en Martinique), et il y a aussi un petit centre d’interprétation avec des panneaux explicatifs. C’est assez vite vu mais on apprend quelques trucs, et l’environnement est sympa (le site est en surplomb de la mer, avec une rivière et une mini cascade).

Après ça on commençait à avoir bien chaud et on a donc fait un arrêt pour un petit plouf dans une rivière du coin (il y a des rivières partout en Dominique, on dit qu’il y en a 365, une par jour de l’année), ça fait toujours du bien !

Enfin on est rentrés finir cette journée bien remplie à notre bnb juste à côté de Bataka (Danglez Bnb) ; un « vrai » bnb chez l’habitant, et l’habitant en question c’est Kevin, lui-même indien Kalinago, qui loue deux chambres chez lui et qui nous reçoit comme à la maison. Il fait aussi les repas du soir (très bons et pas chers du tout) et les petits dej, ce qui est bien pratique vu qu’il n’y a pas grand-chose aux alentours, et c’est l’occasion de gouter quelques spécialités !

Enfin pour notre dernier jour de road trip sur la cote atlantique, on fait une première étape pour aller voir un site au nom bizarre, « l’escalier Tete Chien » : c’est en fait un endroit en bord de mer où une coulée de lave a formé une plateforme rocheuse où les vagues viennent s’écraser violemment. Ce qui fait sa particularité c’est qu’une partie de la coulée forme effectivement une sorte d’escalier qui a l’air de sortir de la mer et de grimper vers la terre. Les légendes Kalinago y voient plutôt un serpent venu des profondeurs…

La route s’éloigne ensuite de la cote pour retourner vers l’intérieur de l’île. C’est l’occasion d’un dernier arrêt à l’un des sites les plus connus de Dominique, Emerald pool. Un sentier bien aménagé fait une rapide boucle dans la végétation humide, avec à la clé quelques points de vue sur les montagnes, avant de descendre vers la cascade : la chute d’eau en elle-même est un petit pipi de chat, mais ce qui est vraiment beau c’est le bassin dans lequel elle tombe, qui a une très jolie couleur émeraude, encastré dans la roche et la végétation. L’eau est un peu fraiche mais le bain est super agréable ! On réalise au passage une fois de plus qu’on a de la chance d’être en Dominique en dehors de la saison touristique : on était une dizaine de personnes sur le site lors de notre passage et c’était bien pour apprécier la tranquillité de l’endroit, mais il parait qu’en saison, des bus entiers arrivent avec les passagers des croisières, le bassin peut vite devenir surchargé !

Après ce dernier arrêt, la route rejoint rapidement la cote Caraïbes et la ville de Roseau, qui sera notre prochaine (et dernière) étape dominicaise pour une dizaine de jours.

 

Infos Pratiques

Logement à Calibishie: on a logé dans une guesthouse appelée « Jacoway Inn ». 2, 3 studios avec cuisine un peu en hauteur de village (200 EC la nuit).

Logement vers Bataka : chez Kevin appelé « Danglez bnb ». 135EC/50$US la nuit pour une chambre double avec petit dej en réservant par whatsapp au numéro +1(767)2850595. Possibilité de repas du soir pour 22 EC/8$US

 

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