Rando dans le monde,  République Dominicaine

République Dominicaine : l’ascension du Pico Duarte

Enfin ! Il nous aura fallu un an d’attente, après notre faux départ de 2021 pour cause de fracture de la cheville, mais de retour en août 2022 cette fois on est en pleine forme et on n’a pas raté l’occasion de se lancer à l’attaque du Pico Duarte !

Et attention, l’ascension de ce Pico, c’est pas de la rigolade ! Il faut dire qu’avec ses 3098 mètres d’altitude, il peut sembler modeste ce sommet de la Cordillère centrale (la chaine montagneuse qui traverse la République dominicaine d’est en ouest), mais c’est quand même le plus haut des Caraïbes !

Et le programme n’est pas mal du tout : 45 kilomètres de marche aller-retour, un bon gros dénivelé (plus de 2600 mètres à l’aller), et 2 à 3 jours de bonheur sur les sentiers !

Dans ce post on vous raconte d’abord notre ascension du Pico sur 2 jours, avant de donner des infos pratiques !

Et en préambule, pour ceux qui veulent un résumé en images, on remet la storie insta qu’on avait publiée sur le moment.

Notre ascension du pico Duarte sur deux jours

Jour 1 – de l’entrée du parc au refuge de Comparticion (17,5 kilomètres, dénivelé positif environ 2000 mètres, 7 à 9h de marche)

On avait envisagé d’arriver au niveau de l’entrée du parc national la veille du départ pour s’organiser un minimum pour trouver un guide (c’est obligatoire, on en parle dans les infos pratiques plus bas), mais le parc est dans un coin paumé, au hameau de la Cienaga de Manabao, à une heure de route de Jarabacoa. Finalement on se pointe comme des fleurs le jours J avec tout ce qu’il faut (équipement, nourriture pour deux jours…), dans l’idée de voir sur place. Et donc on a vu, pas de problème, c’est juste que ça prend un peu de temps. Déjà on avait prévu d’être sur place à 7h30 mais on a été retardés et c’est en fait à 9h qu’on est arrivés, ça fait tard. Sur place, pas de guide qui attendent, mais un garde qui appelle un gars qui va chercher un guide, ensuite le guide va chercher une mule (ça aussi c’est obligatoire), et tout ça prend du temps. Finalement, c’est à 10h30 qu’on a pu commencer la première journée, pour laquelle on nous annonce entre 7 et 9h de marche : la nuit tombe vers 19h, bref, faut pas traîner !

Pour ce premier jour, 17,5 kilomètres nous attendent, pratiquement tout le temps en montée, divisés en 6 tronçons (attention les dénivelés qu’on mentionne sont un peu sous-évalués, on s’est basés sur la différence entre les altitudes en début et en fin de tronçon mais forcément ça ne tient pas compte des moments où on redescend pour mieux remonter en cours de tronçon… Quant aux temps de parcours, ce sont les nôtres qu’on indique pour info mais évidemment c’est chacun son rythme !).

Tronçon n°1 : Entrée du parc – Los Tablones (4,2 kilomètres, dénivelé +200 mètres, 1h)

Le parcours commence en douceur : ce premier tronçon fait 4,2 kilomètres, mais seulement 200 mètres de dénivelé positif, dans l’ensemble c’est tout plat ou presque et on avance bien, c’est une bonne petite mise en jambes. On est dans la forêt et le sentier longe un rio (un affluent du Yaque del Norte) qu’on traverse plusieurs fois (il y a des ponts), le tout sous un grand soleil, bref le moral est au beau fixe ! Le chemin est bien tracé, impossible de se perdre et d’ailleurs le guide (qui est tout jeune et n’a pas franchement envie d’être là) ne se donne pas la peine de guider, il reste à l’arrière grimpé sur la mule en mode tranquille !

Tronçon n°2 : Los Tablones – Alto de la Cotorra (3,4 kilomètres, dénivelé +430 mètres, 1h)

Après une courte pause à la fin du 1er tronçon (mais très très courte, vu que l’endroit était envahi de moustiques bien vénères), on reprend le chemin. Là, ça commence à grimper donc la cadence diminue un peu, mais on est en forme, ça se fait bien. On suit un chemin de crêtes, on est entourés par une pinède et des palmiers, ça donne un mélange sympa, et les vues sur la vallée sont belles. Quant au guide, il est toujours sur la mule et nous suit de plus ou moins prêt.

Tronçon n°3 : Alto de la Cotorra – La laguna (1,8 kilomètres, dénivelé +250 mètres, 40 minutes)

Sur ce troisième tronçon le chemin grimpe bien raide, ça commence à se corser. La pause pique-nique à La Laguna (où il n’y a pas du tout de lagune, va savoir d’où sort ce nom !) fait du bien. A ce stade, avec les pauses on est partis depuis 3h, et on expédie le pique-nique en à peine 30 minutes, on est un peu pressés par l’heure (il est déjà quasiment 14h) et en plus le temps se couvre, on commence à entendre le tonnerre dans la vallée, du coup petite pression et le guide nous invite à bien vouloir nous magner le train (en gros). On se remet donc rapidement en route, après avoir mis le petit polaire mérino parce qu’à 2000 mètres d’altitude et dans le nuage, il commence à faire frais !

Tronçon n°4 : La laguna – El Cruce (600 mètres seulement, mais dénivelé +150mètres, 20 minutes)

La reprise est un peu dure, vu que le tronçon 4 est ultra raide, ça grimpe sévère et le sentier se creuse en mode petit canyon, pour la digestion c’est parfait…

Tronçon n°5 : El Cruce – Aguita Fria (3,7 kilomètres, dénivelé +560 mètres, 2h)

El Cruce porte mieux son nom que La Laguna, c’est effectivement le premier embranchement qu’on voit depuis le début de la rando. Bon, pas de problème, c’est fléché et il faut prendre à droite.

Là c’est le tronçon le plus difficile de la journée, le dénivelé est violent et avec la fatigue ça devient dur d’avancer. On se traîne donc sur un petit rythme, dans les nuages avec l’humidité et l’orage qui nous tourne autour dans la vallée. En plus niveau point de vue c’est mort, on ne voit plus rien (mais on se rendra compte au retour que le paysage est très beau), avec tout ça le moral diminue.

Mais pas pour longtemps, notre moral remonte quand même à mi-chemin du tronçon, au passage de l’aire de repos descanso del arrepentimiento (altitude 2448 mètres) : là on rattrape un groupe parti 2h30 avant nous avec 2 guides tout dépités, alors c’est pas sympa mais ça nous a quand même fait du bien de voir qu’on n’est pas si lents ! Notre guide aussi est content, au lieu de nous dire de nous dépêcher pour arriver avant la nuit il est d’accord avec nous quand on s’auto-qualifie de champions du monde, le groupe va bien 😊

On reprend la montée, le sentier grimpe en lacets jusqu’à atteindre le Pico Yaque, le point le plus haut du jour à 2700 mètres d’altitude, avant de redescendre doucement. On atteint finalement Aguita fria 2h après avoir passé El Cruce.

Tronçon n°6 : Aguitas frias – Comparticion (4,4 kilomètres, dénivelé -250 mètres, 1h40)

A ce stade, c’est un peu la fausse joie, on a l’impression que ça se termine et qu’il reste une dernière partie qui va être facile, vu que le dénivelé est négatif (le refuge de comparticion est 250 mètres plus bas que Aguita Fria), mais en fait… non ! Déjà il y a la fatigue accumulée, mais surtout le sentier est loin d’être en descente tout du long, en fait on passe notre temps à descendre pour remonter puis redescendre puis remonter, etc, vous voyez le délire.

Par contre, les points de vue sont superbes sur la vallée dans les nuages (au retour on la verra bien dégagée, c’est beau aussi !). A 2 kilomètres, au niveau du lieu-dit Alto de la Vela, il ne faut pas rater le point de vue à gauche qui est vraiment cool (il est signalé sur maps.me).

On finit la descente sous la pluie, y’en a plein les bottes, et quand on arrive en vue du refuge on est bien contents de voir au loin la fumée du feu de camp déjà allumé ! On fait notre arrivée à 18h30, en 7h30 pauses comprises donc, on est plutôt contents !

La suite de la soirée : douche froide (c’est déjà ça), vêtements secs, café et repas près du feu, on sèche les vêtements de marche pour demain (au passage Nico crame un bout d’une de ses chaussures !!), puis dodo tôt sous la tente dans la grande cabane qui sert de refuge (mieux vaut avoir sa tente, on en reparle dans les infos pratiques).

Par contre la nuit est horrible : on pensait s’écrouler de fatigue et dormir profondément, mais se tape le gros Imprévu avec un I majuscule : un de nos voisins ronfle de ouf (mais vraiment un truc de ouf à faire trembler le refuge) sous sa tente à moins de 2 mètres de nous, impossible de s’endormir ! En plus Célia est malade pendant la nuit, au final on passe quasiment une nuit blanche… Il y avait mieux pour préparer la deuxième journée !

Epuisés mais heureux d’arriver !

Jour 2 – du refuge de comparticion au Pico Duarte aller-retour (10 kilomètres, 650 mètres de dénivelé positif puis négatif), puis retour jusqu’à l’entrée du parc (17,5 kilomètres)

Pour ce 2e jour, attention roulement de tambour… Réveil à 3h50 ! Ca déjà c’est un vrai traumatisme, c’est vraiment beaucoup trop tôt ! Et le deuxième traumatisme arrive tout de suite après : pas de café, on part tout de suite en direction du Pico (enfin Nico, Célia qui a été malade toute la nuit doit renoncer) !

Tronçons n°7 et 8 AR : Comparticion – valle lili – Pico Duarte (5 kilomètres × 2, dénivelé +650 mètres / -650 mètres, 2h aller, 1h30 retour).

Et c’est vrai qu’au moment de partir, seuls dans la nuit à 4h05 alors que 15 minutes plus tôt tu étais encore dans ton duvet et que là sans transition tu commences à grimper, il y a des questions existentielles qui apparaissent du genre « mais qu’est-ce que je fous là ? »… Il ne reste plus qu’à mettre un pied devant l’autre un peu mécaniquement et à se lancer à l’attaque de ces 5 kilomètres qu’il reste à parcourir pour atteindre le sommet. Evidemment vu l’heure tout ça se fait de nuit, à la frontale (au top niveau style !) mais sous un beau ciel étoilé.

Sur le premier 1,5 kilomètres le terrain est plutôt facile, puis le sentier commence à grimper en zig-zag. Il faut 2h pour arriver au sommet, et de là-haut la vue à 360 degrés sur les montagnes et les vallées est vraiment superbe. On peut distinguer les villes de Constanza vers l’est, de Santiago vers le nord, la cote vers le sud au niveau de Barahona, et à l’ouest le regard porte jusque sur Haïti.

30 minutes sur place pour apprécier la vue, puis c’est le moment de redescendre vers le refuge par le même chemin, en 1h30 environ. De retour à 8h au refuge, avec l’impression d’avoir déjà une journée complète dans les pattes, la pause petit-dej fait du bien avant de se mettre en route pour la redescente jusqu’à l’entrée du parc (entre-temps Célia a à peu près resuscité, on est donc prêt à repartir !). 

Tronçons 6 à 1 : redescente de Comparticion à l’entrée du parc

Pour la redescente nos temps de parcours seront finalement très proches de ceux de l’aller. Le sentier descend quand même en pente bien raide et il faut faire attention où on met les pieds, en ajoutant la fatigue on ne va pas beaucoup plus vite qu’en montée. On atteint la Laguna en 4h depuis comparticion, c’est exactement le même timing qu’à l’aller, avec un temps superbe qui permet de bien apprécier le paysage, qui était dans les nuages la veille.

Après une pause pour manger à la Laguna comme la veille, il nous faut ensuite 2h30 pour atteindre l’entrée du parc. Sur cette fin de parcours on a bien accéléré mais ça n’est pas vraiment en raison d’un regain d’énergie, plutôt pour des raisons purement météorologiques : la pluie a commencé à nous tomber dessus à peine partis de la laguna, assez forte dès le début puis carrément torrentielle, des trombes d’eau transforme le sentier en petit torrent et rapidement on est trempés comme des soupes, on patauge et ça dure comme ça pendant 2h sans faiblir… l’enfer !

Quand enfin on arrive à l’entrée on est pas mécontents d’en terminer et de pouvoir se changer, mais les vêtements dans les sacs sont bien mouillés aussi… Ensuite on récupère la voiture et on reprend la direction de Jarabacoa assez impatients de s’échouer à la maison… mais on ne roule pas bien longtemps : le village de Manabao quelques kilomètres plus loin est inondés, les rivières débordent, les routes sont coupées, un pont a été submergé : on fantasmait déjà sur un programme grog – bouillon de poule bien chaud et couchés 20h, nous voilà à mariner dans nos fringues mouillées dans la voiture a finir la plaquette de chocolat aux noisettes…  Finalement on s’en sort pas trop mal : on patiente 2h et on peut passer ! De retour à Jarabacoa on applique le programme prévu en se remémorant ces deux jours riches en efforts et en émotion !

On en tire un bilan quand même positif (c’est notre côté maso) : c’est sur que la rando était vraiment dure mais on a la satisfaction de s’être dépassés, et les paysages étaient à la hauteur des efforts fournis, cette belle ascension du Pico Duarte restera comme une de nos très belles expérience de rando !

 

Infos Pratiques pour la randonnée du Pico Duarte

Après ce récit de nos 2 jours, on vous donne dans cette rubrique quelques infos pratiques qu’on aurait bien aimé avoir avant de nous lancer à l’aventure, en espérant qu’elles vous seront utiles si vous êtes en train de planifier cette randonnée du Pico Duarte !

La randonnée du Pico Duarte, sur 2 jours ou sur 3 jours ? Comme vous avez pu le lire dans notre récit au-dessus, en ce qui nous concerne on a fait la rando sur 2 jours. C’est le minimum et c’est intense : le 1er jour on monte jusqu’au refuge (17,5 km), le 2e on part très très tôt pour faire l’aller-retour au Pico (4h – 10 kilomètres) puis on refait tout le chemin retour jusqu’à l’entrée (17,5 km). Ca donne une 2e journée très longue et très difficile. L’alternative c’est de partir sur 3 jours : dans ce cas la 1ère journée est identique, par contre la 2e journée est plus légère (elle se limite à l’aller-retour au Pico en partant moins tôt, puis à une après midi de repos au niveau du refuge), et la 3e journée est consacrée à la redescente. En termes de répartition des efforts c’est plus humain. L’inconvénient c’est que la météo l’après-midi peut être très aléatoire et que l’après-midi de repos au refuge peut être moins agréable que prévu s’il pleut des cordes. 

Où trouver un guide (qui est obligatoire) et combien ça coûte ? L’accompagnement par un guide (et une mule) est obligatoire. De nombreuses agences à Jarabacoa où dans les environs proposent leurs services, à des tarifs élevés (jusqu’à 300 – 400 US dollars par personne, et un guide plus ou moins indépendant nous a proposé 20 000 pesos -environ 360 euros- pour deux). La solution la plus économique est de se rendre directement à l’entrée du parc à La Cienaga de Manabao et de trouver un guide sur place. Là, les tarifs sont plus ou moins fixes, et on a payé au total 5500 pesos (100 euros) pour deux pour le guide et la mule sur 2 jours (de mémoire le prix était calculé comme ça : 4500 pesos pour le guide, correspondant à 1500 pesos par jour sur 3 jours mini même si on n’est partis que sur 2 jours, et 1000 pour la mule, correspondant à 500 pesos par jour cette fois sans le mini de 3 jours). A priori ce prix était déconnecté du nombre de participants, en tout cas on nous a fixé un prix global pour 2 et pas décomposé par personne.

Quand et comment venir à La Cienaga pour commencer la randonnée ? Avant de se lancer dans cette rando, le camp de base naturel c’est Jarabacoa, la grande ville de la région, où on peut s’organiser pour laisser ses affaires et faire ses courses. Ensuite, il faudra se rendre dans le village de la Cienaga de Manabao, où se trouve l’entrée du parc national. Il y a des guagua qui partent de Jarabacoa (calle Obdulio Jimenez), mais il y en a peu et les horaires ne sont pas très pratiques : le 1er part vers 11h, le dernier vers 15-16h. On peut les utiliser si on décide de se rendre à La Cienaga de Manabao la veille du départ (on peut alors dormir dans l’un des hébergements du village ou en plantant sa tente au niveau de l’entrée du parc, c’est autorisé), par contre pour partir le jour même le 1er départ est trop tardif. On s’était renseignés pour un aller en taxi mais les prix étaient ultra élevés, 3000 pesos l’aller simple, et il faut prendre rendez-vous pour le retour (sinon pour le retour il faut avoir la chance de choper un guagua, où s’organiser avec quelqu’un au village mais on est alors un peu captifs pour négocier quelque chose). Finalement le plus intéressant qu’on a trouvé c’est de louer une voiture (à 1500 pesos par jour) et de la laisser à l’entrée du parc pendant la rando (s’est sécurisé).

Quel équipement et nourriture emporter ? Au-delà des vêtements / chaussures de rando classiques, il faut prévoir de quoi se couvrir car il fait froid en haut du Pico, et il peut aussi beaucoup pleuvoir. Il faut aussi emporter des vêtements de rechange pour le soir, et de quoi les conserver bien au sec dans les sacs (les sacs sont transportés par la mule mais s’il pleut ils prennent l’eau, il faut prévoir une housse ou des sacs poubelle pour les emballer au mieux). Il faut prendre de quoi dormir, donc matelas – duvets au minimum, et une tente est vraiment recommandée vu que le refuge est plus une cabane qu’autre chose. Enfin il faut prévoir toute la nourriture pour les 2 ou 3 jours, y compris pour le guide (même si une fois en haut s’il y a d’autres groupes il y a pas mal de partage). Quant à l’eau, inutile de trop se charger, il y a pas mal de possibilités de refaire le plein en cours de route, les points d’eau potables sont signalés.

Comment ça se présente au refuge de Comparticion pour manger et dormir ? Le refuge est basique, c’est une grande cabane sans aucun aménagement, il n’y a pas de lits ou de couchette. Il est impératif de prendre son matelas et son duvet, et de préférence une tente pour se faire son espace et être plus au chaud et au sec (la cabane n’est pas vraiment isolée du froid et de la pluie). Pour manger, il y a une grande cuisine collective où on cuisine au feu de bois (mais de fait le guide s’en charge et on n’a pas pu approcher les fourneaux), puis on mange sous un abris autour du feu de camp. Enfin il y a des toilettes et en principe une possibilité de douche (froide), c’est le gardien du refuge qui donne l’accès à sa douche.

 

5 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *