République Dominicaine

République Dominicaine : Puerto Plata et Punta Rucia, la côte atlantique nord-ouest

Après notre passage dans la péninsule de Samana, c’est de Las Terrenas qu’on prend la direction de Puerto Plata, plus à l’ouest sur la côte atlantique. Un seul guagua direct par jour, il part à 6h30 du matin, ça pique ! Le trajet est tranquille et à la dominicaine, c’est-à-dire qu’on s’arrête tout le temps, pour prendre un café, une coco, un type récupère des colis dans différentes stations-services, c’est tranquilo tranquilo, mais on finit par arriver à Puerto Plata 5 heures plus tard.

Puerto Plata c’est la deuxième grande zone touristique de République Dominicaine après Punta Cana, avec beaucoup de resort au niveau des plages proches de la ville, et de bateaux de croisières qui font escales et déversent des hordes sur la ville (on a eu l’occasion de le voir, ce sont vraiment des dizaines de bus qui défilent pour larguer les groupes en ville ou sur les sites principaux, c’est assez impressionnant et d’un coup un quartier tranquille devient surchargé). Pour nous, c’était une étape courte surtout pour couper la route entre Las Terrenas et Punta Rucia. On s’est posés pour deux nuits dans l’un des petits hostals tout simple qu’on peut trouver en ville, à deux pas du parque central. L’emplacement est idéal pour visiter en quelques heures le petit centre historique, son parque central avec sa cathédrale, ses rues bordées de maisons de style colonial, ses ruelles touristiques (le paseo de Dona Blanca, une ruelle toute rose, ou encore la calle San Felipe avec ses ombrelles colorées), et aussi le petit fort sur la pointe à l’entrée de la baie.

Le parque central

La Fortaleza San Felipe

Le lendemain, et c’était l’une des raisons de notre étape à Puerto Plata, on a pris la direction des 27 charcos de Damaragua, un site en montagne où un rio forme une succession de petites chutes (27 donc, officiellement) et qui a été aménagé pour faire du canyoning. Au départ de Puerto Plata, il suffit de prendre un guagua pour Imbert – Navarrete à la station de Javilla Tour sur l’avenue Francisco Caamano (on peut y aller en motoconcho depuis le centre pour 50 pesos chacun). Les chutes se trouvent un peu après le village d’Imbert, il suffit de dire au chauffeur qu’on y va et il nous laisse à l’embranchement (tarif 75 pesos, et une grosse demi-heure de trajet). Ensuite, on atteint le site en quelques minutes de marche. C’est un site très aménagé et un vrai business, on arrive à un petit centre avec billetterie (500 à 700 pesos chacun selon qu’on fait le circuit avec 7, 12 ou les 27 chutes), vestiaires, casiers, restau et stand de souvenirs. On s’équipe (gilet de sauvetage et casque fournis) et on part avec un guide (obligatoire). On se retrouve par groupes, plus ou moins petits, et on commence par monter dans la forêt vers la chute la plus haute d’où on partira (pour nous la 7e car en août il n’y a pas assez d’eau pour partir de plus haut). Ensuite c’est un petit canyoning sans difficulté, le cadre est superbe mais c’est assez vite fait : 3 sauts et 3 tobogans de roche, un peu de marche dans l’eau et c’est déjà fini. On a bien aimé mais on est quand même restés sur notre faim. En revenant à l’entrée, on a été heureux d’être arrivés relativement tôt (on était à 9h30 sur place), vu que là à 11h30 il y avait une foule pas possible prête à partir, c’était les groupes débarquant des bateaux de croisière, il y avait facilement 100 à 200 personnes prêtes à démarrer en même temps, franchement dans ce rio étroit où on passe un par un, merci le plan galère si on arrive au même moment ! On a donc été bien contents de repartir, d’attraper un guagua sur la route direction Puerto Plata, et de rentrer (au total on sera parti 4h30).

Dans la foulée, on s’est fait l’autre attraction principale de Puerto Plata, à savoir monter en téléphérique en haut de la montagne Isabel de Torres, qui domine la ville et en est l’emblème. 10 minutes de trajet pour grimper à 800 mètres d’altitude et avoir une superbe vue sur la ville, la côte et la mer. Enfin pour nous superbe vue depuis la cabine du téléphérique, car une fois en haut le sommet était complètement pris dans les nuages, il n’y avait plus rien à voir !

En route pour Punta Rucia (Comment y aller ?)

Après ces 2 jours à Puerto Plata, on part en direction de Punta Rucia, un village isolé tout à l’ouest de la côte atlantique dominicaine. Son isolement fait son charme, mais le revers de la médaille c’est que pour l’atteindre en transports en commun c’est une petite équipée. De Puerto Plata, aucun transport direct n’existe, il faut commencer par rallier le village de Villa Isabela, et de là prendre un motoconcho pour la dernière partie du trajet (45 mn environ). Mais Villa Isabela non plus ne se rejoint pas directement depuis Puerto Plata (par contre on peut y aller directement depuis Santiago). On avait pris pas mal de conseils et il y avait 2 écoles : faire une première étape à Imbert ou plutôt à Navarrete, et dans les deux cas trouver un guagua pour Villa Isabela. On a choisi Imbert car Navarrete représentait un plus gros détour, ça n’est pas forcément la bonne pioche.

En arrivant à Imbert un gars nous a dit qu’un guagua direct pour Punta Rucia partirait dans l’après-midi, mais on n’avait pas trop envie d’attendre 4-5h et on a décidé d’avancer, on a donc pris un guagua qui partait pour Luperon, qui nous a laissé au hameau de El Estrecho, où effectivement il y a un embranchement vers Villa Isabela, mais… aucun transport en commun. Après avoir refusé les propositions de motoconchos assez pressants et qui n’inspiraient pas vraiment confiance, on a fini par trouver, via le gars de la station-service, un chauffeur de taxi collectif pour nous emmener à Punta Rucia, mais à titre privé puisque ce n’était pas son trajet habituel.

En fin de compte, on se dit qu’on aurait dû faire le détour par Navarrete : là, on peut intercepter un guagua ou même un grand bus qui arrive de Santiago et va à Villa Isabela ou à Monte Cristi (dans ce 2e cas il faut changer à Cruce de Guayacanes), et qui apparemment poursuit parfois jusqu’à Punta Rucia s’il y a assez de passagers (sinon : motoconcho). C’est d’ailleurs le trajet qu’on a fait en sens inverse 3 jours plus tard pour repartir de Punta Rucia et rejoindre Santiago (Punta Rucia > Villa Isabela > Cruce de Guayacanes > Santiago, le tout en 3h en ayant la chance de ne jamais attendre aux changements)

Punta Rucia

Bref, passés ces aspects pratiques, nous voilà à Punta Rucia, un petit bout du monde au décor paradisiaque. Le village se trouve en bord de plage, qui se prolonge sur plusieurs kilomètres jusqu’à Playa Ensanada. Sable magnifique, eaux limpides et calmes dans toute la baie (on dirait un lac) avec les montagnes en toile de fond, l’endroit est superbe. En plus, pour l’anniversaire de Célia on s’est offert deux nuits dans un hôtel vraiment, mais vraiment très cool : super promo sur le site de réservation et improbable surclassement en arrivant, et nous voilà dans un bungalow tout confort sur la plage à 50 mètres de l’eau… On aurait pu tomber plus mal !

Au-delà, pas grande chose à dire de Punta Rucia sinon que c’est un endroit magnifique où il fait bon se poser quelques jours et se dorer la pilule, on a bien apprécié cette étape avant de partir à l’assaut du Pico Duarte !

Qui a dit que le Paradis n’existe pas ?

Le moment de gloire est venu lors de notre départ : ayant refusé le taxi proposé par la réception, on a fièrement commencé à quitter l’hôtel à pied sacs sur le dos à la recherche de deux moto-conchos. On est à peine sorti qu’on est interpellé par un mec qui sort de l’hôtel ; on est habitués à être sollicité assez souvent en Rep Dom et on s’apprête à refuser les services de celui qu’on pense être un taxi, mais il nous détrompe : « non non, je suis le directeur adjoint de l’hôtel, attendez, je vais vous emmener à Villa Isabela en voiture, je reviens ». Commentaire du gardien : « il a dit qu’il ne pouvait pas vous laisser partir comme ça » ! Et c’est comme ça qu’on a été transporté jusqu’à Villa Isabella d’où on a pu continuer notre route vers Santiago puis Jarabacoa !

 

Infos Pratiques

Logements à Puerto Plata : l’option pas cher qu’on a choisi c’est l’hostal Kevin, en plein centre, chambre basique avec SDB 1300 pesos la nuit

Logement à Punta Rucia : changement d’ambiance, on a été au Punta Rucia Lodge, hôtel de ouf, cher mais il peut y avoir des promos sur internet (on a payé 160 euros la nuit avec petit dej)

Bus Las Terrenas – Nagua – Cabarete – Puerto Plata : un départ par jour, à 6h30 du matin (oui ça pique), depuis la Parada à l’angle de la calle Duarte et du boulevard de l’atlantique. Trajet annoncé 4h, réel 5h, tarif 500 pesos par personne (sacs inclus).

Trajet Puerto Plata – Punta Rucia : comme on le disait plus haut, le mieux est surement de faire Puerto Plata – Navarrete en guagua avec Javilla Tour, et de là aller vers Villa Isabela où il faudra surement finir en motoconcho. En ce qui nous concerne on a fait Puerto Plata – Imbert (60 pesos chacun, trajet 30 minutes), Imbert El Estrecho (100 pesos chacun mais on s’est fait arnaquer, trajet 20-30 minutes), El Estrecho – Punta Rucia en collectivo privatisé (1500 pesos à deux, trajet 1h15)

Trajet Punta Rucia – Santiago : de Punta Rucia à Villa Isabela il faut prendre un motoconcho. Ensuite, Bus de Villa Isabela à Santiago, avec éventuellement changement à Cruce de Guayacanes (250 + 300 pesos, environ 2h).

 

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